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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 21:12

Fronde2.jpgAlors que se tenait à Copenhague « le plus grand rendez-vous de l’histoire de l’humanité», comme l’a si bien dit Jean-Louis Borloo, il se termine par un échec politique historique. C’est une honte et une insulte à l’Humanité et en particulier aux plus pauvres. Cet échec est une offense au travail mené depuis 2 ans [sommet de Bali en 2007], à la mobilisation de la société civile, des autorités locales et des ONG, mais c’est une offense surtout, aux peuples du Sud qui subissent déjà dramatiquement les conséquences du dérèglement climatique. Radeau

Malgré quelques beaux discours, les dirigeants des pays riches, incapables de reconnaître leur dette écologique, n’ont pas pu conclure un accord qui mentionne des objectifs de réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre à court et long terme et qui définit un financement spécifique pour la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. Ainsi Hillary Clinton a envoyé un message clair aux pays émergents : « Ce doit être un effort commun. Toutes les économies majeures, industrialisées ou en développement, doivent prendre des mesures robustes et transparentes pour réduire leurs émissions de carbone. Presque tout l'accroissement des émissions de gaz à effet de serre, au cours des deux prochaines décennies, proviendra du monde en développement, c'est un simple fait ». Même l’UE s’est rangée derrière la position des États-Unis. Le manque de courage et d'ambition, les égoïsmes et intérêts nationaux, les enjeux de court terme ont prévalu.

Le sommet de Copenhague pose aussi le problème de la gouvernance mondiale. Le climat est un enjeu politique planétaire. Il s’agit d’un bien public mondial indivisible. La maîtrise nationale du climat est impossible. L’échec de Copenhague c’est la primauté des affaires intérieures des grandes puissances sur les enjeux de l’Humanité et de la planète et des lobbies industriels du pétrole et du charbon. Nous avons besoin d’une gouvernance mondiale. Nombreux sont ceux qui plaident pour une Organisation Mondiale de l’Environnement sur le modèle de l’OMC en matière commerciale.

Un point positif de l’accord, c’est qu’il donne raison aux scientifiques du GIEC et aux ONG, qui fige à 2 degrés la hausse maximum des températures [ces 2° constitue le plus optimistes]. Un autre point positif c’est la mobilisation de millions de citoyens en amont de cette conférence et qui a fait  venir un nombre très important de chefs d'État.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une convergence entre les mouvements sociaux, écologistes et de solidarité internationale pour construire un nouvel espoir d’une société civile désormais sensibilisée, pour peser sur les élus et les gouvernements étatiques. La prochaine échéance : Mexico, fin 2010.

Rien ne serait pire qu’une démobilisation, puisque l’urgence est devenue.

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 21:01

Monsieur le Président, devenez camusien !

Transférer Camus au Panthéon suppose de partager sa philosophie.

 

Monsieur le Président, je vous fais une lettre, que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Vous venez de manifester votre désir d'accueillir les cendres d'Albert Camus au Panthéon, ce temple de la République au fronton duquel, chacun le sait, se trouvent inscrites ces paroles : " Aux grands hommes, la patrie reconnaissante ". Comment vous donner tort puisque, de fait, Camus fut un grand homme dans sa vie et dans son œuvre et qu'une reconnaissance venue de la patrie honorerait la mémoire de ce boursier de l'éducation nationale susceptible de devenir modèle dans un monde désormais sans modèles.

 

De fait, pendant sa trop courte vie, il a traversé l'histoire sans jamais commettre d'erreurs : il n'a jamais, bien sûr, commis celle d'une proximité intellectuelle avec Vichy. Mieux : désireux de s'engager pour combattre l'occupant, mais refusé deux fois pour raisons de santé, il s'est tout de même illustré dans la Résistance, ce qui ne fut pas le cas de tous ses compagnons philosophes. De même, il ne fut pas non plus de ceux qui critiquaient la liberté à l'Ouest pour l'estimer totale à l'Est : il ne se commit jamais avec les régimes soviétiques ou avec le maoïsme.

Camus fut l'opposant de toutes les terreurs, de toutes les peines de mort, de tous les assassinats politiques, de tous les totalitarismes, et ne fit pas exception pour justifier les guillotines, les meurtres, ou les camps qui auraient servi ses idées. Pour cela, il fut bien un grand homme quand tant d'autres se révélèrent si petits.

 

Mais, Monsieur le Président, comment justifierez-vous alors votre passion pour cet homme qui, le jour du discours de Suède, a tenu à le dédier à

Louis Germain, l'instituteur qui lui permit de sortir de la pauvreté et de la misère de son milieu d'origine en devenant, par la culture, les livres, l'école, le savoir, celui que l'Académie suédoise honorait ce jour du prix

Nobel ? Car, je vous le rappelle, vous avez dit le 20 décembre 2007, au palais du Latran : " Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé. " Dès lors, c'est à La Princesse de Clèves que Camus doit d'être devenu Camus, et non à la Bible.

 

De même, comment justifierez-vous, Monsieur le Président, vous qui incarnez la nation, que vous puissiez ostensiblement afficher tous les signes de l'américanophilie la plus ostensible ? Une fois votre tee-shirt de jogger affirmait que vous aimiez la police de New York, une autre fois, torse nu dans la baie d'une station balnéaire présentée comme très prisée par les milliardaires américains, vous preniez vos premières vacances de président aux Etats-Unis sous les objectifs des journalistes, ou d'autres fois encore, notamment celles au cours desquelles vous avez fait savoir à George

Bush combien vous aimiez son Amérique.

 

Savez-vous qu'Albert Camus, souvent présenté par des hémiplégiques seulement comme un antimarxiste, était aussi, et c'est ce qui donnait son sens à tout son engagement, un antiaméricain forcené, non pas qu'il n'ait pas aimé le peuple américain, mais il a souvent dit sa détestation du capitalisme dans sa forme libérale, du triomphe de l'argent roi, de la religion consumériste, du marché faisant la loi partout, de l'impérialisme libéral imposé à la planète qui caractérise presque toujours les gouvernements américains. Est-ce le Camus que vous aimez ? Ou celui qui, dans Actuelles, demande " une vraie démocratie populaire et ouvrière ", la " destruction impitoyable des trusts ", le " bonheur des plus humbles d'entre nous " (Œuvres complètes d'Albert Camus, Gallimard, " La Pléiade ", tome II, p. 517) ?

 

Et puis, Monsieur le Président, comment expliquerez-vous que vous puissiez déclarer souriant devant les caméras de télévision en juillet 2008 que, "désormais, quand il y a une grève en France, plus personne ne s'en aperçoit", et, en même temps, vouloir honorer un penseur qui n'a cessé de célébrer le pouvoir syndical, la force du génie colérique ouvrier, la puissance de la revendication populaire ? Car, dans L'Homme révolté, dans lequel on a privilégié la critique du totalitarisme et du marxisme-léninisme en oubliant la partie positive - une perversion sartrienne bien ancrée dans l'inconscient collectif français... -, il y avait aussi un éloge des pensées anarchistes françaises, italiennes, espagnoles, une célébration de la Commune, et, surtout, un vibrant plaidoyer pour le "syndicalisme révolutionnaire" présenté comme une "pensée solaire" (t. III, p. 317).

 

Est-ce cet Albert Camus qui appelle à "une nouvelle révolte" libertaire

(t. III, p. 322) que vous souhaitez faire entrer au Panthéon ? Celui qui souhaite remettre en cause la " forme de la propriété " dans Actuelles II

(t. III, p. 393) ? Car ce Camus libertaire de 1952 n'est pas une exception, c'est le même Camus qui, en 1959, huit mois avant sa mort, répondant à une revue anarchiste brésilienne, Reconstruir, affirmait : "Le pouvoir rend fou celui qui le détient" (t. IV, p. 660). Voulez-vous donc honorer l'anarchiste, le libertaire, l'ami des syndicalistes révolutionnaires, le penseur politique affirmant que le pouvoir transforme en Caligula quiconque le détient ?

 

De même, Monsieur le Président, vous qui, depuis deux ans, avez reçu, parfois en grande pompe, des chefs d'Etat qui s'illustrent dans le meurtre, la dictature de masse, l'emprisonnement des opposants, le soutien au terrorisme international, la destruction physique de peuples minoritaires, vous qui aviez, lors de vos discours de candidat, annoncé la fin de la politique sans foi ni loi, en citant Camus d'ailleurs, comment pourrez-vous concilier votre pragmatisme insoucieux de morale avec le souci camusien de ne jamais séparer politique et morale ? En l'occurrence une morale soucieuse de principes, de vertus, de grandeur, de générosité, de fraternité, de solidarité.

 

Camus parlait en effet dans L'Homme révolté de la nécessité de promouvoir un "individualisme altruiste" soucieux de liberté autant que de justice.

J'écris bien : " autant que ". Car, pour Camus, la liberté sans la justice, c'est la sauvagerie du plus fort, le triomphe du libéralisme, la loi des bandes, des tribus et des mafias ; la justice sans la liberté, c'est le règne des camps, des barbelés et des miradors. Disons-le autrement : la liberté sans la justice, c'est l'Amérique imposant à toute la planète le capitalisme libéral sans états d'âme ; la justice sans la liberté, c'était l'URSS faisant du camp la vérité du socialisme. Camus voulait une économie libre dans une société juste. Notre société, Monsieur le Président, celle dont vous êtes l'incarnation souveraine, n'est libre que pour les forts, elle est injuste pour les plus faibles qui incarnent aussi les plus dépourvus de liberté.

 

Les plus humbles, pour lesquels Camus voulait que la politique fût faite, ont nom aujourd'hui ouvriers et chômeurs, sans-papiers et précaires, immigrés et réfugiés, sans-logis et stagiaires sans contrats, femmes dominées et minorités invisibles. Pour eux, il n'est guère question de liberté ou de justice... Ces filles et fils, frères et sœurs, descendants aujourd'hui des syndicalistes espagnols, des ouvriers venus d'Afrique du

Nord, des miséreux de Kabylie, des travailleurs émigrés maghrébins jadis honorés, défendus et soutenus par Camus, ne sont guère à la fête sous votre règne. Vous êtes-vous demandé ce qu'aurait pensé Albert Camus de cette politique si peu altruiste et tellement individualiste ?

 

Comment allez-vous faire, Monsieur le Président, pour ne pas dire dans votre discours de réception au Panthéon, vous qui êtes allé à Gandrange dire aux ouvriers que leur usine serait sauvée, avant qu'elle ne ferme, que

Camus écrivait le 13 décembre 1955 dans un article intitulé " La condition ouvrière "qu'il fallait faire" participer directement le travailleur à la gestion et à la réparation du revenu national " (t. III, p. 1059) ? Il faut la paresse des journalistes reprenant les deux plus célèbres biographes de

Camus pour faire du philosophe un social-démocrate... Car, si Camus a pu participer au jeu démocratique parlementaire de façon ponctuelle (Mendès France en 1955 pour donner en Algérie sa chance à l'intelligence contre les partisans du sang de l'armée continentale ou du sang du terrorisme nationaliste), c'était par défaut : Albert Camus n'a jamais joué la réforme contre la révolution, mais la réforme en attendant la révolution à laquelle, ces choses sont rarement dites, évidemment, il a toujours cru - pourvu qu'elle soit morale.

 

Comment comprendre, sinon, qu'il écrive dans L'Express, le 4 juin 1955, que l’idée de révolution, à laquelle il ne renonce pas en soi, retrouvera son sens quand elle aura cessé de soutenir le cynisme et l'opportunisme des totalitarismes du moment et qu'elle " réformera son matériel idéologique et

abâtardi par un demi-siècle de compromissions et - que - , pour finir, elle mettra au centre de son élan la passion irréductible de la liberté " (t.

III, p. 1020) - ce qui dans L'Homme révolté prend la forme d'une opposition entre socialisme césarien, celui de Sartre, et socialisme libertaire, le sien... Or, doit-on le souligner, la critique camusienne du socialisme césarien, Monsieur le Président, n'est pas la critique de tout le socialisme, loin s'en faut ! Ce socialisme libertaire a été passé sous silence par la droite, on la comprend, mais aussi par la gauche, déjà à cette époque toute à son aspiration à l'hégémonie d'un seul.

 

Dès lors, Monsieur le Président de la République, vous avez raison, Albert

Camus mérite le Panthéon, même si le Panthéon est loin, très loin de Tipaza

- la seule tombe qu'il aurait probablement échangée contre celle de

Lourmarin... Mais si vous voulez que nous puissions croire à la sincérité de votre conversion à la grandeur de Camus, à l'efficacité de son exemplarité (n'est-ce pas la fonction républicaine du Panthéon ?), il vous faudra commencer par vous. Donnez-nous en effet l'exemple en nous montrant que, comme le Camus qui mérite le Panthéon, vous préférez les instituteurs aux prêtres pour enseigner les valeurs ; que, comme Camus, vous ne croyez pas aux valeurs du marché faisant la loi ; que, comme Camus, vous ne méprisez ni les syndicalistes, ni le syndicalisme, ni les grèves, mais qu'au contraire vous comptez sur le syndicalisme pour incarner la vérité du politique ; que, comme Camus, vous n'entendez pas mener une politique d'ordre insoucieuse de justice et de liberté ; que, comme Camus, vous destinez l'action politique à l'amélioration des conditions de vie des plus petits, des humbles, des pauvres, des démunis, des oubliés, des sans-grade, des sans-voix ; que, comme Camus, vous inscrivez votre combat dans la logique du socialisme libertaire...

 

A défaut, excusez-moi, Monsieur le Président de la République, mais je ne croirai, avec cette annonce d'un Camus au Panthéon, qu'à un nouveau plan de communication de vos conseillers en image. Camus ne mérite pas ça. Montrez nous donc que votre lecture du philosophe n'aura pas été opportuniste, autrement dit, qu'elle aura produit des effets dans votre vie, donc dans la nôtre. Si vous aimez autant Camus que ça, devenez camusien. Je vous certifie, Monsieur le Président, qu'en agissant de la sorte vous vous trouveriez à l'origine d'une authentique révolution qui nous dispenserait d'en souhaiter une autre.

 

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, à mes sentiments respectueux et néanmoins libertaires.

 



Michel Onfray

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 23:28

Lundi 23 novembre, à main levée le Conseil fédéral a adopté la liste des 74 candidats proposée par la commission électorale. Cette liste prend en compte les différents courants, l’équilibre des territoires, la parité, la diversité de la société, le renouvellement et le rajeunissement des candidats, ainsi que des partenaires politiques et des personnalités reconnues pour leurs engagements dans la société et capables d’entrainer une dynamique favorable.

 

Le courant auquel j’adhère a six candidats au titre de la motion E : Samia SIDI MOUSSA (10ème), Odile LESAGE (26ème), Philippe HARQUET (39ème), Diana DA CONSEICAO(40ème), Isabel DUMON-PINEL (62ème), Lydia TONOLO (70ème). Vous noterez la contribution massive de notre motion à la parité.

 

La Sambre-Avesnois est bien représentée par Christine [Fourmies], Christophe [Maubeuge], Rachid [Maubeuge] et Benjamin [Jeumont]. Mais le Val de Sambre doit encore faire des efforts pour la parité. 

 

Le courant EAG est sous-estimé, il y a encore trop de cumulards dans cette liste et que je regrette que Frédéric [Hautmont] ne soit pas retenu.

 

Reste maintenant à préciser les orientations de cette liste, qui malheureusement n’ont pas été définies avant le vote.

L’intervention de De Saintignon, mardi à Maubeuge, m’a  convaincu qu’il faut peser pour que l’enjeu écologique soit sérieusement pris en compte dans les orientations.

 

Une nouvelle phase commence : d'abord le vote en section, ensuite le projet [j'espère encore], puis le début de la campagne.

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 19:26
Je suis fier d’être français… Mais la France que j’aime c’est :
- la patrie des droits de l’homme, pas celle qui renvoie des Afghans dans le pays qu’ils ont fuis parce qu’ils y étaient en danger, 
- celle de l’abolition de l’esclavage, pas celle des colonisations,
- celle des ouvriers de 1848 pas celle de Napoléon le Petit, 
- celle de la Commune pas celle des Versaillais qui l’ont écrasée, 
- celle de Zola qui « accuse » pas celle qui condamna Dreyfus, 
- celle de Jaurès, pas celle de ceux qui l’ont assassiné pour envoyer à la boucherie des millions de jeunes de tous nos villages,
- celle qui a porté Léon Blum au pouvoir pas celle qui appelait tous les jours à la haine antisémite et raciste, 
- celle des Justes pas celle des délateurs,
- celle de Manouchian, pas celle de Pétain,

La France que j’aime c’est celle de l’Ecole Laïque et Républicaine pas celle des classes qu’on ferme, et dont les professeurs sont disqualifiés par le Président qui trouve que les curés et les prêtres leur sont supérieurs.

La France que j’aime c’est celle de la Sécurité sociale, de la CMU, de la Santé pour tous et pas celle de ceux qui ont plus droit à la vie parce qu’ils en ont les moyens.

La France que j’aime, c’est celle de l’impôt juste et progressif pas celle du bouclier fiscal pour les plus riches.

La France que j’aime c’est celle du savoir, de la culture, des universités, des chercheurs, c’est celle de tous ses travailleurs, artisans, commerçants, qui travaillent tous les jours, pas celle de tous ceux qui acceptent le chômage, pas celle du Fouquet’s, de l’apparence, du bling-bling, et du fric..

Cette France que j’aime, et dont je suis fier, on doit la défendre, on doit la construire, on doit l’enseigner aux enfants. Pour que la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Laïcité, restent au
cœur de cette construction politique, et non ethnique, qu’est la France Républicaine. Si nous ne défendons pas cette France là nous aurons l’autre, celle du sang impur qui abreuve nos sillons.

Le gouvernement lance un grand débat sur l’identité nationale qui se terminera par un colloque sur la question 10 jours avant les élections régionales dont la petite musique de fond sera : « les enfants de l’immigration posent problème et menacent notre identité parce qu’ils ne sont pas fiers d’être français, les immigrés qui viennent menacent nos valeurs, la gauche n’aime pas le drapeau et l’hymne national, elle est l’Anti-France, votez UMP » !
C’est petit et dégueulasse.
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 18:43

 

J’ai comme chaque année participé à la cérémonie, non pas pour célébrer la glorieuse boucherie de 14-18, mais pour  exprimer un refus des massacres et rendre hommage à nos aînés qui par dessus les frontières ont toujours appelé à la fraternisation des peuples et se sont tendus la main.


La “Grande Guerre” fut une grande tuerie, 8 700 000 morts sur les champs de bataille. Rien qu’en France sur huit millions et demi de soldats mobilisés, il y eut 1 350 000 morts et 740 000 mutilés à vie. Un homme sur quatre mort ou détruit pour le reste d’une vie normale ! Et cela sans compter les traumatismes psychologiques, les maisons détruites, les villes rasées, les familles dispersées.

 

Je refuse toujours ce qui met les hommes à genoux, que ce soit les militaires, les patrons ou les religieux de toutes confessions.


Actuellement la guerre déclarée ou sous-jacente est présente dans plus de cents points de la planète. Quand elle est considérée comme “finie”, comme en Irak, les combats, les bombardements continuent tuant aveuglement femmes, enfants, civils et militaires. Les populations civiles, à cause des raids qu’elles subissent depuis plus de dix ans, sont privées des biens les plus élémentaires : nourriture, eau, médicaments. Un chaos sanglant résulte de la guerre déclarée au nom de la lutte contre le terrorisme, du bien et du mal, pour le compte des compagnies pétrolières.

En Palestine depuis plus de cinquante années de combats, une population vit dans la misère avec comme défense, des pierres contre des armes et un attentat de temps à autre auquel répondent des bulldozers détruisant systématiquement et aveuglément tout habitat. Aujourd’hui on se félicite de la chute du mur de Berlin et l’on ne dit rien du mur de Jérusalem.

 

J’aimerai inscrire sur les monuments aux morts “Si tout l’effort produit et l’argent dépensé pour la guerre été pour le progrès de l’humanité, le monde serait bien différent. La misère serait en grande partie bannie et les charges financières qui pèsent sur les générations futures seraient des charges d’un bien être universel”.


« L'humanité est maudite si pour faire preuve de courage, elle est condamnée à tuer éternellement ». Jean JAURES

 

J’ai écrit ce billet car j’ai retrouvé une photo de 1977. Cette année, nous étions 35 à célébrer le 11 novembre. Nous avions déposé avant la cérémonie officielle une couronne sur laquelle était inscrit « Aux victimes du militarisme ». Puis, après la cérémonie officielle, que nous n’avions pas troublée, nous avons distribué un tract qui expliquait le sens de notre action.

Sur la photo, nous présentons tous nos papiers d’identité au commissaire de police qui avait interpellé l’un d’entre nous.

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 22:50

Les paradis fiscaux font des ravages. Ils ont amplifié la crise qui a jeté des millions de personnes dans le chômage et la précarité à travers le monde. Comment aujourd’hui accorder la moindre confiance aux banques si on ne connaît pas le montant de leurs capitaux dissimulés dans ces trous noirs de la finance mondiale ?

Les paradis fiscaux plombent le budget des États. Des grandes entreprises et des individus fortunés échappent aux impôts en y cachant leur argent, tandis que les autres paient à leur place. En France, la fraude fiscale coûterait 3 fois le déficit de la Sécurité sociale. Les paradis fiscaux y prennent une large part. Les pays du Sud, eux, voient s’envoler dans les paradis fiscaux près de 800 milliards d’euros par an !

Les paradis fiscaux servent également de base-arrière pour blanchir l’argent des trafiquants, des dictateurs et autres caisses noires de certaines entreprises. En protégeant les hors-la-loi et leurs secrets, ils menacent en permanence la paix et la démocratie dans le monde.

Les dirigeants du G20 ont appelé, en avril 2009, à une action mondiale contre les paradis fiscaux. C’est une bonne nouvelle. Mais ce premier pas n’est pas à la hauteur du scandale. À quoi bon dresser, par exemple, une liste des paradis fiscaux si c’est pour la vider, aussitôt, de son contenu ?

Sans la présence des banques et des multinationales des pays du G20, les paradis fiscaux n’existeraient plus : 100% des entreprises et des banques françaises du CAC 40 y ont des filiales. C’est sur celles-ci que la France et la communauté internationale doivent agir !

Qui que l'on soit – citoyen, consommateur, militant syndical, élu local ou dirigeant d'entreprise, demandons davantage de transparence aux utilisateurs des paradis fiscaux.
Ensemble, exigeons la disparition des paradis fiscaux !

Je signe l’appel « Stop paradis fiscaux » et je m’engage dans la mobilisation citoyenne pour faire cesser cet état de non-droit.
Une campagne à l'initiative des organisations syndicales CFDT, CGT, Snui, Solidaires et des associations Attac, CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France-Agir Ici et de la Plate forme paradis fiscaux et judiciaires.

je signe

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 17:01

En juillet 2010, la 10 ème grande rando européenne partira de Paris et Bruxelles pour rejoindre Berlin. Elle durera 3 semaines.

La rando qui partira de Paris début juillet s'arrêtera à Maubeuge vers le 10 juillet pour repartir le lendemain vers Charleroi.

Pour participer à cette grande aventure et en savoir plus,
cliquez ici :
http://transeuropeenne.free.fr/

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 18:20

Depuis 40 ans, la multinationale Areva puise abondamment dans les ressources d’un des pays les plus pauvres de la planète. Le Niger pourrait demain devenir le deuxième producteur mondial d’uranium. Pourtant, le pays figure à la dernière place de l’indicateur de développement humain. C’est dans cette absence de partage des richesses et sur fond de crise institutionnelle, que se profile une catastrophe sociale, environnementale et économique.

 

Produire ici de l’électricité d’origine nucléaire a pour corollaire, là-bas contaminations radioactives et désertification.

 

« Quand on nous explique que le nucléaire est une énergie propre, c’est un mensonge à plusieurs niveaux. Ce n’est ni une énergie renouvelable, ni une énergie propre mais bien une énergie sale dans sa contribution à soutenir les réseaux de la Françafrique et les régimes dictatoriaux. » , Noël Mamère, Député Vert

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 21:43

 Au mois de décembre de cette année se tiendra à Copenhague le Sommet de l’ONU sur le climat. Confrontés au péril climatique, les dirigeants du monde entier devront parvenir à surmonter leurs divergences d’intérêts de court terme pour se rassembler autour d’un projet politique mondial fondé sur un constat scientifique objectif et ainsi donner une suite au protocole de Kyoto qui soit à la hauteur des enjeux que nous allons devoir tous ensemble affronter dans les décennies à venir. Le résultat de cette conférence dessinera l’avenir climatique de l’humanité. Or comme le rappelait il y a un an le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, « nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas ».

 

L’ultimatum climatique est une campagne s’intégrant dans la mobilisation internationale pour obtenir à Copenhague 2009 un accord à la hauteur des enjeux climatiques.

Pour la partie française, elle consiste en un appel à une mobilisation forte adressé au Président de la République. À l’origine de ce projet national se trouve un collectif d’ONG parmi lesquels Greenpeace, le WWF, la Fondation Nicolas Hulot, les Amis de la Terre, le RAC-France…

 

L’objectif est d’atteindre le million de signataires alors n’hésitez pas à lire et à signer l’appel !

En savoir plus sur : http://copenhague-2009.com/


Il apparait clairement qu’au-delà de l’enjeu purement écologique, se jouent des choix de société, une remise en cause du capitalisme, de notre mode de développement, du libre échange généralisée, du tout marchand, de la domination du profit et du court terme, de « l’aide » au développement.

Plus que jamais il faut être audacieux et volontariste pour « révolution écologique et sociale ».

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 12:56

Jeudi 1er octobre, les adhérents du parti socialiste sont appelés à répondre OUI ou NON à 11 questions, notamment concernant le cumul des mandats dont la question est décisive pour l'avenir, mais aussi la diversité, la parité et les primaires.

 

Cette consultation est une première étape pour faire avancer les idées qui permettront à notre parti d'engager un processus de rénovation que nous souhaitons depuis très longtemps. Il se prolongera jusqu'à l'été 2010, avec une convention où les adhérents de notre parti auront le dernier mot, par leur vote.

 

Cette première étape est donc importante. En effet, si la consultation était faible, alors tous les conservatismes internes pourront en prendre prétexte pour ralentir, voire remettre en cause, le processus même de rénovation. C'est donc le moment de passer à l'acte. C'est le moment de passer des bonnes intentions et des beaux discours aux décisions.

 

Les réticences, les conservatismes, voire les calculs ne doivent pas empêcher la rénovation, attendue et espérée depuis si longtemps.

 

En pleine cohérence avec mes positions de toujours, je répondrai "oui" aux questions posées.
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Urgence

   

Utopie ?

Le monde change. Le capitalisme national a laissé la place à un capitalisme financier et mondialisé qui pille nos ressources et met les personnes en concurrence. Il n'est pas régulé et il fait des ravages importants : au nord comme au sud, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres plus en plus pauvres. Ces inégalités sont de plus en plus insupportables.
Un monde en paix est un monde en équilibre. C'est un monde qui recherche l'égalité entre tous, entre les continents, entre les peuples. Un monde solidaire et vivable pour nos enfants.
Utopie ? non cette vision est partagé par des millions d'hommes et de femmes. Et c'est parce que je crois que nous pouvons construire ensemble un projet de développement durable humain pour toute la société que je suis libertaire, socialiste, écologiste et altermondialiste.

Victor HUGO

Vous voulez les misérables secourus,

nous voulons la misère supprimée.  

C génial

Catégories

Chaine d'union

A lire

L'ouvrage n'a rien d'une marche arrière marxiste, ou d'un plaidoyer écolo, c'est une analyse incisive et clairvoyante de nos dérives, et une proposition moderne, facile à lire, d'une nouvelle organisation du monde.
Il faut lire Kempf.