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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 09:35

L'industrie automobile fait l'objet d'une attention soutenue de la part du gouvernement. Cette attention se traduit en Milliards d'Euros. Cependant, une étude de l'OFCE précise que l'industrie automobile emploie 3% des salariés. Alors que l'INSEE vient de faire paraitre une étude intitulée "L’économie sociale emploie un salarié sur dix en 2006".

Ce constat, émanant d'une instance très officielle, devrait faire réagir les pouvoirs publics.  Ils devraient accorder au moins autant d'attention à l'économie sociale qu'à l'industrie automobile, qui a trois fois plus d'emplois. Alors qu’elle est aujourd'hui  non seulement ignorée, mais aussi mise en difficulté.

D'autre part, la grande majorité des emplois de l'économie sociale sont des emplois locaux qui ne peuvent être délocalisés, ils devraient donc inciter à ce qu'une politique publique cohérente et vigoureuse les soutienne.

Dans un contexte de crise et de recherche pour certains sur la «refondation du capitalisme» ou pour d’autres d’ «une alternative au capitalisme créateur d’inégalité, d’exclusion et de chômage», l'économie solidaire, apporte un discours et des pratiques pour une société visant le développement humain durable fondée sur la coopération et le partage, le respect de l'homme et de l'environnement.


L’économie sociale emploie un salarié sur dix en 2006
INSEE Première Février 2009


10 % des emplois dans l’automobile : un chiffre trompeur
Clair & net@OFCE Février 2009


CRES - Chambre Régionale de l’Economie Sociale du Nord Pas De Calais

www.cresnpdc.org/

APES - Assemblée permanente de l’économie solidaire du Nord Pas De Calais

www.apes-npdc.org


 

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:29

Depuis les années 1970, les plans gouvernementaux visant à améliorer l’insertion socioprofessionnelle des jeunes sortant du système scolaire sans diplôme se succèdent sans grand succès. Dès 1981 pourtant, le rapport de B. Schwartz fournissait les causes de l’échec des politiques menées et préconisait les voies à suivre pour améliorer l’insertion de ces jeunes.

A l’aube de ce XXI ème siècle, à des degrés divers l’ensemble de la jeunesse rencontre des difficultés d’accès à un emploi durable. A partir de l’examen des programmes successifs, depuis leur discussion au parlement jusqu’à leur évaluation, toutes les analyses convergent. Les mesures prises n’ont pas pour seul objectif une meilleure insertion sociale des jeunes par l’emploi.

Les programmes en direction des jeunes permettent de tester des mesures remettant en cause des acquis du droit du travail en vigueur (nature du contrat de travail, salaire minimum, etc.) L’auteur, ici, a le mérite d’avancer des mesures concrètes rendant effective l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse dans la société contemporaine.

Docteur en sciences économiques, l’auteur a milité à l’UNEF au début des années 1960, adjoint au maire d’une commune de l’Essonne pendant deux mandats. Il a, à ce titre, été au bureau d’une mission locale. Il a participé dans le cadre de ses activités professionnelles auprès des décideurs politiques à la mise en place de nombreux programmes d’insertion des jeunes.

L’insertion socioprofessionnelle des jeunes, une urgence ? Roland Smolar, Edition l’Harmattan.
L'ouvrage est disponible à la Mission Locale.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 22:56

Bien que le contexte ait radicalement changé, que la situation professionnelle et sociale des jeunes s’alourdie encore, la politique de l’Etat en direction des jeunes ne change pas, elle reste construite autour de l’idée de la réduction continue du chômage.

L’Etat est le seul contributeur dont l’aide accordées aux ML ne progresse pas : comme si la vie n’avait pas augmenté, mais surtout comme si les jeunes n’étaient pas les premières victimes de la crise. La raréfaction des missions d’intérim, qui sont devenues le moyen le plus utilisé pour entrer dans le monde du travail, impacte fortement les conditions d’insertion des jeunes. Ils sont plus nombreux à avoir besoin d’être accueillis, accompagnés dans cette période.

Et pourtant, les moyens attribués au Fonds pour l’insertion professionnelle des jeunes, baisse de moitié au moment même où le nombre de ceux qui en ont besoin augmente considérablement. Et pourtant les contrats aidés ne sont toujours pas prioritaire pour les jeunes, malgré l’augmentation, d’ailleurs très relative (idem qu’en 2007 !), du nombre de CAE.

Et nous pourrions citer bien d’autres exemples [parrainage] montrant qu’en faveur des jeunes, l’Etat poursuit en droite ligne une politique construite dans un autre contexte.

Il est indispensable que, comme cela a été fait dans d’autres domaines, l’Etat adapte sa politique de l’emploi au nouveau contexte issu de la crise financière et du chômage en hausse.

Il y a va de la cohésion sociale du territoire et de la France.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 21:59

Le Président de la République aurait pu annoncer 26 milliards pour l'emploi et le pouvoir d'achat, il a bien distribué 26 milliards au patronat. Nicolas Tsarkozy a joué habilement le coup en jouant le dialogue et en donnant rendez-vous aux syndicats le 18 février. Mais personne n'est dupe et son image est fortement détériorée. Une partie de ses électeurs est en train de le lâcher.

Les 8 centrales syndicales sont d’accord pour appeler à une nouvelle journée d’action nationale le jeudi 19 mars.
Le 19, nous aurons peut être la chance de voir défiler les électeurs du second tour de Nicolas Sarkozy, si ce n'est pas déjà fait.

Il faut réclamer la supprésion du bouclier fiscal et le redistribuer aux chômeurs et aux salariés pauvres. Il faut un Revenu Maximum Acceptable dans les entreprises, un écrasement de la hiérarchie des salaires permettra une meilleure redisdribution des revenus dans l'entreprises. Il faut que les profit de l'entreprise profite plus aux salariés qu'aux actionnaires.

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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 22:22

Le dernier effet d'annonce et médiatique du gouvernement prononcé par Eric BESSON, le nouveau ministre de l’immigration : l'échange d'un titre de séjour pour un clandestin contre la dénonciation d'un réseau de passeur, sera tout aussi inefficace que les autres. Le clandestin obtiendrait d'abord une carte de séjour de six mois avec un suivi social dès le dépôt de plainte et une carte de séjour de 10 ans, si une condamnation effective est prononcée.

D’abord, si la France n'accorde pas de papiers à un clandestin, c’est pour des raisons économiques ou sociales, en quoi la dénonciation du passeur modifierait ces motifs. Ensuite, les passeurs ont des réseaux puissants, le clandestin et sa famille auront besoin d’une protection importante. Est-ce possible ?

Une telle mesure, papiers contre dénonciation, est déjà mise en œuvre pour combattre la prostitution. Elle n’a aucun effet.

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:07

Lors de son intervention, Nicolas Sarkozy n'a fixé ni cap ni horizon de sortie de crise. Il a ignoré les revendications exprimées dans les rues. Il aurait pu reconnaître qu'il doit changer de politique et au moins revenir sur le bouclier fiscal des riches pour l'emploi et le pouvoir d'achat des victimes de la crise.

 

Non, Tsarkosy a fait une seule proposition concrète : la suppression de la taxe professionnelle réclamée par le seul patronat. En effet, je n'ai pas vu le 29 janvier de banderoles, de panneaux, ni entendu de slogans concernant cette taxe. Cette mesure ne répond en rien aux inquiétudes des français, sur l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics.

 

La suppression de la TP, ce cadeau de plus au patronat, viendra inévitablement et gravement grever les budgets des familles car elle entrainera une hausse très importante des autres impôts locaux, que sont le foncier bâti et la taxe d'habitation. Alors que les entrepreneurs, ce qu'ils demandent, ce sont des aides bien ciblées, à l'embauche, davantage de services publics, des transports, des infrastructures, des crèches et des logements pour leurs salariés, ainsi que de la formation professionnelle, mais les patrons que Nicolas Sarkozy rencontrent, ne sont pas les mêmes que ceux que nous rencontrons dans nos territoires. Ce sont ceux du CAC 40, que Sarkozy critiquent, mais qui sont en réalité ses meilleurs amis.

La suppression de la Taxe Professionnelle ne créera aucun emploi, n'empêchera aucune délocalisation, mais au contraire détruira les services publics des collectivités territoriales, supprimera toutes les recettes des intercommunalités et donc, sera un frein au développement économique à moyen terme.

 

Ce plan est fait pour les patrons pas pour les chômeurs parce que l'aide à l'investissement et à la trésorerie ne suffira pas à créer beaucoup d'emplois. Pour l’emploi il faut deux conditions, d’une part, augmenter le pouvoir d'achat des plus modestes, c’est efficace, car ils dépensent vite ce qu'ils gagnent, et d’autre part, le développement de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire [elle représente 10 % de l'emploi régional] pourrait créer 30 000 emplois en deux ou trois ans avec 500 ME, les emplois aidés dans les associations sont aussi les meilleurs atouts, alors qu'aujourd'hui on en supprime.

Mais de tout cela, il n'est malheureusement pas question dans cette relance qui n'est ni sociale ni écologique.

 

En effet, son plan de relance est aussi en parfaite contradiction avec le grenelle de l’environnement et les enjeux du développement durable. Aujourd’hui, un plan de relance doit aussi prendre en compte les dégâts du capitalisme sur l’environnement et sur le patrimoine écologique que nous transmettrons à nos enfants. Plus nous consommons d’énergie fossile et plus le PIB augmente. Il est donc indispensable de calculer autrement la richesse pour mieux évaluer les dommages ou les bénéfices de la production et pour agir correctement.

Ce plan ne soutient ni la consommation, ni le pouvoir d’achat, en plus il ne permet pas de soutenir l’activité immédiate  et  engager l’indispensable mutation de notre mode de développement.

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 00:13

Pour les dix ans de la loi de création des communautés, faisons les entrer dans le droit commun de la représentation démocratique.

Une pétition demande qu'enfin les conseils de communautés soient élues au Suffrage universel dès les prochaines municipales.
J'ai vu passer un entretien de Pierre Mauroy sur ce sujet, il y a peu sur la Voix du Nord, il ne disait pas autre chose... il est temps que ces institutions qui prennent une part prépondérante dans notre vie quotidienne et la construction de notre futur passent à l'âge adulte, à l’âge démocratique.

Pour signer, cliquer ici.

http://www.democratielocale.com/intercommunalite/



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Published by Dominique - dans Politique
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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 21:14

Jeudi 29 à Maubeuge, qu’elle belle journée dès 10h plus de 1000 personnes dans la rue éclairées par un soleil splendide. Enfin, est ce le réveil de la gauche... ?

C’est certainement au moins deux million de manifestants dans toute la France, avec une très forte présence des salariés du privé, à côté de ceux du public. C’est inédit depuis des décennies, surtout sans les très fortes composantes lycéennes et étudiantes comme pour le CPE en 2006.

N’en déplaise au gouvernement, nous ne nous sommes pas « baladés » juste pour exorciser un peu de nos angoisses du lendemain, mais bien pour revendiquer une autre politique. Le message que nous avons envoyé est clair : après des dizaines de milliards investis pour sauver les banques, nous voulons que le gouvernement donne désormais une priorité absolue à la sauvegarde de l’emploi, à la réduction des inégalités, au soutien du pouvoir d’achat, au renforcement des garanties collectives, à la moralisation de la sphère financière hautement responsable de la situation actuelle.

En juillet dernier, le Président de la République déclarait : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit ». Cette fois, il a du s’apercevroir que l’heure est venue de l’écoute, du dialogue et de la concertation. J’espère que cette fois, il aura pris conscience qu’il est plus que temps de mettre en place une politique à la hauteur de la crise qui touche massivement et dans son ensemble notre société.

Les 8 organisations syndicales ont fait des propositions communes et constructives, en particulier pour réorienter les mesures de relance vers la sécurisation des parcours professionnels et vers le pouvoir d’achat des ménages les plus en difficulté. La crise économique se double en effet d’une crise morale qui rend la situation d’autant plus choquante que les plus exposés à la crise trinquent alors que d’autres catégories sont épargnées et se voient exonérées de tout effort de solidarité...

Les inégalités s’accroissent, les salariés et demandeurs d’emploi ne peuvent plus l’accepter.

Le Gouvernement d’une part, le patronat et les employeurs d’autre part, doivent assumer leurs responsabilités et répondre aux demandes formulées dans la déclaration intersyndicale du 5 janvier 2009.

Les salariés et leurs organisations doivent rester mobilisés pour obtenir partout des négociations sur les revendications.
Comme les Guadeloupéens depuis plus de 2 semaines osons la grève générale !

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Published by Dominique - dans Social
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 21:04

Le 9ème Forum social mondial qui s’est déroulé du 27 janvier au 1er février dans la ville de Belém au Brésil, a été un formidable succès et un moment très important d'échanges sur les nouvelles formes d'action et d'innovations politiques. C'est le pendant altermondialiste du Forum économique mondial de Davos.

 

133000 participants venus des quatre coins du monde,  2.400 ateliers, séminaires, conférences, réunions et événements parmi lesquels le développement territorial, durable et solidaire a tenu une place de choix.

 

La dynamique entamée il y a neuf ans ne s'est pas essoufflée. Au contraire. La crise économique qui s'abat sur le monde est venue légitimer le grand rendez-vous altermondialiste et rappeler qu'un autre monde est non seulement possible mais surtout nécessaire. Il y a urgence.

 

La crise financière a largement dominé les débats au Forum social mondial. De nombreux intervenants ont essayé de dégager des solutions alternatives pour une plus grande régulation des échanges de capitaux.
La solution est simple: "Il faut exiger des multinationales qu'elles bouclent des comptes précis et transparents pour chaque pays dans lequel elles ont des filiales. Cela évitera de déplacer les bénéfices dans des paradis fiscaux". "Il s'agit aussi de renforcer le contrôle des instituts financiers et d'introduire une taxe internationale sur les transferts de capitaux. Le produit de cette taxe pourrait par exemple être utilisé pour atteindre les "objectifs du millénaire fixés par l'ONU".
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 23:56

Encore une attaque contre le mouvement social et solidaire, cette fois opérée contre le budget du Planning familial ! 
Pour soutenir le Planning Familial, signez la pétition :

http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth

 



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Urgence

   

Utopie ?

Le monde change. Le capitalisme national a laissé la place à un capitalisme financier et mondialisé qui pille nos ressources et met les personnes en concurrence. Il n'est pas régulé et il fait des ravages importants : au nord comme au sud, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres plus en plus pauvres. Ces inégalités sont de plus en plus insupportables.
Un monde en paix est un monde en équilibre. C'est un monde qui recherche l'égalité entre tous, entre les continents, entre les peuples. Un monde solidaire et vivable pour nos enfants.
Utopie ? non cette vision est partagé par des millions d'hommes et de femmes. Et c'est parce que je crois que nous pouvons construire ensemble un projet de développement durable humain pour toute la société que je suis libertaire, socialiste, écologiste et altermondialiste.

Victor HUGO

Vous voulez les misérables secourus,

nous voulons la misère supprimée.  

C génial

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Chaine d'union

A lire

L'ouvrage n'a rien d'une marche arrière marxiste, ou d'un plaidoyer écolo, c'est une analyse incisive et clairvoyante de nos dérives, et une proposition moderne, facile à lire, d'une nouvelle organisation du monde.
Il faut lire Kempf.