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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:38

encore plus nombreux que le 29 janvier pour faire entendre au gouvernement et au patronat nos revendications

à 10h à Maubeuge et 14h à Lille

Les huit organisations syndicales régionales ont considéré que les mesures annoncées le 29 janvier par le Président de la République étaient  "trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale...

La crise nécessite des réponses d'une toute autre portée car, précisent-elles, les effets de la crise économique et financière, en particulier dans le Nord Pas-de-Calais, s'accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés". La recrudescence des suppressions d'emplois, d'utilisation du chômage partiel contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d'achat.

200 000 demandeurs d'emplois en région, 60 000 chômeurs de longue durée, 50 000 jeunes de moins de 25 ans inscrits au Pôle Emploi.  De ces 3 "chiffres maudits du chômage en région",  précise la CFDT, il faut en sortir.   "Cette situation  nous conforte dans notre exigence de doter notre pays et notre région d'un fond d'investissement social à la hauteur de la situation créée". 

La CFDT Nord Pas-de-Calais précise que " notre région,  par sa structuration économique,  a besoin, en plus des mesures nationales prises (déjà très insuffisantes !) d’une action coordonnée et ciblée de tous les acteurs et décideurs économiques (et en particulier des représentants du patronat !) afin d’assurer aux salariés une véritable sécurité dans leur emploi, aux demandeurs d’emploi un accompagnement vers la réinsertion professionnelle, aux retraités et à tous les autres un niveau de vie décent. 

 

L’accompagnement des demandeurs d'emploi nécessite des moyens suffisants et adaptés afin que les personnels concernés puissent le faire dans de bonnes conditions, compte-tenu notamment du "raz-de-marée" d'inscriptions à Pôle Emploi : c'est ce qu'a rappelé, le vendredi 20 février,  Pascal CATTO au Préfet lors de l'installation du Comité Régional de l'Emploi

 

Il est donc important que tous les salariés, demandeurs d'emplois et retraités se mobilisent fortement le 19 mars prochain, notamment en participant à la

Manifestation Régionale  à  Lille

Départ Boulevard de La Liberté à 14h30

 

Des bus sont à votre disposition au départ de :

FOURMIES            Hôtel de ville           11h40

AVESNES               Gare                          12h

MAUBEUGE          Antenne locale CFDT, près de l’Hôpital 12h30 

Inscriptions AL de Maubeuge   03.27.64.68.52

  

Le 29 Janvier, nous étions plus de 1000 dans la rue à Maubeuge et plus de 50 000 à Lille. Le 19 Mars nous devons être  encore  plus nombreux pour faire pression sur le patronat et le gouvernement

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:04

 

Après avoir mis en place le RSA, Martin HIRSCH s'attaque au problème des jeunes. Le Haut commissaire a lancé, lundi 9 mars, la Commission de concertation sur la politique de la jeunesse qu’il préside et qui devra déboucher en juillet sur la présentation d'une politique qui devra répondre au vif malaise économique et social des 16-25 ans. Elle travaillera sur les piliers de la politique de la jeunesse : la formation, l’orientation, les ressources et la résidence, la citoyenneté et la culture, l’emploi et la santé.

 

La Commission est chargée d’identifier les réformes à conduire face aux difficultés spécifiques rencontrées par les jeunes. Notamment la difficulté de trouver un emploi, qui se traduit par un taux de chômage et de pauvreté plus élevés pour les jeunes que la moyenne nationale.

 

Elle est composée de représentants des : étudiants, partenaires sociaux, jeunes, collectivités territoriales, parlementaires, associations, personnes qualifiées, du monde universitaire.

 

Elle doit, en quatre mois, définir une politique cohérente visant à favoriser l’accès à l’autonomie des jeunes. Le concept de l’autonomie se traduit par la possession d’un emploi stable, d’un logement indépendant, de revenus essentiellement tirés de l’activité.

Cinq objectifs sont fixés par le Président :

·        ne pas laisser de jeunes sans emploi, sans formation ou sans ressources ni, quand cela est nécessaire, sans accompagnement ;

·        garantir aux jeunes des perspectives au moins aussi satisfaisantes que celles de la génération qui a précédé ;

·        concevoir les dispositifs fiscaux et sociaux pour traiter les jeunes comme des adultes à part entière, c’est-à-dire ayant accès à l’autonomie, par rapport à leurs familles, comme vis-à-vis du système social ;

·        permettre aux jeunes d’être les acteurs d’initiatives porteuses de sens ;

·        redéfinir entre l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, une nouvelle responsabilité partagée vis-à-vis des jeunes, de telle sorte qu’une partie des jeunes ne soient pas laissés dans les interstices des politiques publiques et sociales.

 

Un bilan d’étape sous forme de "livre vert" devrait être publié en mai, puis une large concertation sera lancée pour formaliser en juillet "des orientations du Gouvernement".

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:02

Je profite du 8 mars pour parler d'une socialiste qui m'a beaucoup marqué : Louise Michel.

Louise Michel est naît le 29 mai 1830 d'un châtelain et de sa jeune servante Marianne Michel.

Dans ce milieu voltairien, Louise reçoit une éducation libérale et une bonne instruction. Elle montre un caractère enjoué, espiègle et surtout révèle très tôt un esprit altruiste peu commun. Elle soulage toutes les misères humaines qu'elle rencontre, distribue aux pauvres ce qu'elle possède, l'argent que lui remet son grand père... et celui qu'elle lui prend.

 

Ses études à Chaumont, lui permettent d'exercer comme institutrice. Mais elle se refuse à prêter serment à l'Empire et préfère ouvrir une école libre en Haute-Marne en janvier 1853. Trois années plus tard, après avoir pratiqué un enseignement concret et inspiré de sentiments républicains Louise Michel s'installe à Paris.

 

Louise Michel est alors très active, écrivant et rimant (elle adresse quelques poèmes à Victor Hugo) collaborant aux journaux d'opposition, suivant des cours du soir, fréquentant les réunions publiques où elle rencontre Vallès, Varlin... et Théophile Ferré qu'elle aima passionnément.

En novembre 1870, elle est élue présidente du comité républicain de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement.

Elle dirige une école où, dans Paris affamé, elle organise une cantine pour ses élèves.

 

Le 22 janvier 1871, quand Paris manifeste contre le gouvernement qu'il accuse d'inertie, puis d'esprit de capitulation, Louise Michel, en habit de garde national, fait le coup de feu place de l'Hôtel-de-Ville.

Le 18 mars, sa carabine sous son manteau, avec les membres actifs du Comité de Vigilance de Montmartre elle monte " à l'assaut des Buttes ".

Louise Michel se dépense alors sans compter et est tout à la fois propagandiste, garde au 61e bataillon, ambulancière et toujours préoccupée des problèmes d'instruction et d'éducation.

Elle anime le Club de la Révolution dont elle préside souvent les séances.

Elle préconise un enseignement vivant, des écoles professionnelles et des orphelinats laïques, toutes choses qui nous paraissent aller de soi aujourd'hui, mais qui étaient alors des nouveautés.

Pendant la Commune de Paris, elle est à Issy et à Clamart, combattant au premier rang ou ralliant les fuyards.

C'est à la barricade de la chaussée Clignancourt, avec quelques dizaines d'hommes de son bataillon, qu'elle tire ses derniers coups de feu. Devant le 6e conseil de guerre, elle est condamnée, le 16 décembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée, au bagne.

 

Après 23 mois de détention en prison centrale, Louise Michel est embarquée le 24 août 1873, en Charente Maritime, pour la Nouvelle-Calédonie. Comme toujours, Louise Michel songe aux autres plus qu'à elle-même et refuse de bénéficier d'un autre régime que celui des hommes.

Toujours passionnée de pédagogie, elle cherche à instruire les Canaques et, contrairement à certains Communards qui s'associèrent à leur répression, elle applaudit à la révolte des Canaques qui se soulèvent contre le colonialisme français en 1878.

En 1879, elle obtint de s'installer à Nouméa et de reprendre son enseignement, d'abord auprès des enfants de bagnards, puis comme professeur de dessin et de musique dans les écoles de filles.

 

Le 9 novembre 1880, elle revient enfin à Paris avec les derniers communards déportés. Après son retour en France, Louise Michel se réclame, et jusqu'à sa mort, du mouvement anarchiste, à cette époque non structuré, ce qui lui assure la possibilité d'être tout à fait elle même.

Si l'on souhaite fixer une date, disons qu'elle affirme en 1896 dans un article du Libertaire : " Je suis devenue anarchiste quand nous avons été envoyés en Calédonie ".

 

Militante infatigable, elle fit des centaines et sans doute des milliers de conférences en France, en Angleterre, en Belgique et en Hollande.

Ce qui frappe dans le caractère de Louise Michel, c'est son courage.

Je n'en veux pour preuve que cette apostrophe qu'elle adresse au président du 6e conseil de guerre, le 16 décembre 1871 : " J'appartiens tout entière à la Révolution sociale [...] Ce que je réclame de vous qui vous affirmez Conseil de guerre, qui vous donnez comme mes juges, qui ne vous cachez pas comme la commission des grâces [...] c'est le champ de Satory, où sont déjà tombés nos frères. " Il faut me retrancher de la société ; on vous dit de le faire ; eh bien ! le commissaire de la République a raison. Puisqu'il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n'a droit qu'à un peu de plomb, j'en réclame ma part, moi ! Si vous me laissez vivre, je ne cesserai de crier vengeance, et je dénoncerai à la vengeance de mes frères les assassins de la Commission des grâces ".

 

Louise Michel meurt à Marseille en janvier 1905 au cours d'une tournée de conférences.  Son corps est ramené à Paris et ses obsèques, de la gare de Lyon au cimetière de Levallois, furent suivies par une foule immense.  De nombreux orateurs y prennent la parole et, parmi eux, le Vénérable de la Loge « La Fraternité Universelle » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise mixte et maintenue où elle avait été initiée quelques mois auparavant. Des emblèmes maçonniques sont déposés sur le cercueil...

 

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Published by D DELCROIX - dans Politique
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 18:28

Mercredi 4 mars, lors de l’assemblée mensuelle de la section de Maubeuge du PS, j’ai planché sur la Crise. Vous trouverez ci-dessous mon travail.

Le débat qui a suivi a permis notamment de mettre en évidence qu’au-delà d’un contre plan de relance, les socialistes doivent concevoir un projet radicalement alternatif qui remet la question de l’égalité au premier plan de la réflexion, qui seule peut inspirer un projet pour le développement humain. La solidarité, la fraternité sont notre perspective, nous devons permettre aux gens de rêver. Parce que la crise écologique est réelle, que la société de l'hyperconsommation est à bout de souffle, nous devons oser parler de « décroissance ». Enfin, pour changer la vie les socialistes sont de retour…


 

———¾¾¾p¾¾¾———

 

Mon propos ce soir concernera la crise, et comment en sortir

 

Je vais d’abord vous rappeler ce qu’est cette crise, puis parler du comportement de Sarkozy et du gouvernement et enfin des propositions pour en sortir.

 

La crise s'est déclenchée aux Etats unis en 2006 avec l’effondrement des prêts immobiliers [les subprimes], que les emprunteurs, souvent de conditions modestes, n'étaient plus capables de rembourser.

La crise financière est donc liée à la répartition inégalitaire des ressources.

 

Révélée en février 2007 aux Etats unis, elle s'est transformée en crise financière mondiale à partir de l'été 2007. Cette crise générale du système financier, à cause du manque de solvabilité globale des banques, a causé une première chute des marchés boursiers à l'été 2007, puis une autre beaucoup plus profonde à l'automne 2008.

 

Il est bon également de rappeler la crise des années 90 qui a ébranlée principalement l’Asie.

 

Si les Etats-Unis ont été les premiers touchés, l'Europe n'est pas épargnée : la crise financière a fragilisé les banques, précipité la chute des indices boursiers et déprimé l'économie réelle.

 

Mais la crise n’est pas nouvelle, nous ici nous savons que la crise sociale a démarré dans les années 60. En 65, 175 licenciements à Usinor Louvroil.

Puis dans les années 80, s’est développé un déséquilibre de la répartition des richesses. Le système a préféré redistribuer les bénéfices aux actionnaires, pas aux salariés, ni à l’investissement et donc développer la consommation par le crédit.

Enfin dans les années 90, le développement de la mondialisation, à travers la libéralisation financière internationale et la mise en place d’un système généralisé de libre-échange a donné une violence nouvelle et décisive à cette crise de la répartition des revenus.

 

Mais n’oublions pas, qu’il existe aussi la crise énergétique, la crise climatique et la crise alimentaire. Toutes ces crises sont mondiales, interdépendantes et s’additionnent.

Une autre cause de la crise, réelle mais taboue celle la, est liée aux dépenses de guerre. Elles s’élèvent rien que pour les Etats unis à 500 milliards de dollars par année [le plan de relance = 800]. Depuis la Seconde Guerre mondiale, il s’agit des dépenses les plus élevées dans le monde entier.

Financées par le contribuable, ces dépenses sont autant de fonds qui ne prennent pas la forme de dépenses sociales, ni d’éducation ou de formation pour le développement humain durable.

 

 

 

Cet été, Sarkozy et le gouvernement nous ont d’abord dit que la crise était celle des autres, qu’elle ne nous concerne pas.

 

Puis ils ont mis au point un plan de sauvetage des banques et en décembre 2008 un plan de relance. Sarkozy affiche un plan de relance qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu : 26 milliards, alors qu’il n’y a que 6 milliards de crédits nouveaux ; le reste, ce sont les 11 milliards que l’Etat doit aux entreprises.

C’est un plan déséquilibré qui mise tout sur l’investissement. C’est un plan pour le patronat et Sarkozy vient de leur annoncer encore un nouveau cadeau de 8 milliards avec la suppression de la TP ! Et pour les travailleurs, ce sont les suppressions d’emplois ou le chômage partiel.

Ce plan n’aura pas d’effet immédiat, alors qu’il y a urgence, il n’est même pas coordonné au niveau européen alors que la crise est mondiale.

 

Le 18 février, il a choisi de poursuivre sa politique, en ajoutant quelques mesures destinées à en dissimuler les effets les plus graves :
Il ne remet pas en cause les cadeaux fiscaux faits aux privilégiés.
Il continue d’aider les banques et les entreprises sans aucune contrepartie en termes de choix d’investissement, de priorités…

Il saupoudre quelques aides pour les victimes du chômage partiel, mais sans envisager la moindre politique en faveur de l’emploi.
Il invente la catégorie de la classe moyenne inférieure pour désigner les SMICar, sans pour autant augmenter le SMIC.
Il continue le démantèlement des services publics, en sacrifiant davantage de postes de fonctionnaires, désignés comme improductifs et bloquant le dynamisme économique

il laisse se dégrader la situation aux Antilles, révélant ainsi un profond mépris à l’égard des populations des territoires les plus fragiles.

 

Le gouvernement vient de revoir ses prévisions de croissance pour l’année 2009 à la baisse, en entérinant un recul du PIB de + de 1%. Ces annonces viennent après les chiffres catastrophiques de l’augmentation du chômage en janvier et février.

Pour le gouvernement et le président de la République, le chiffre qu’ils viennent d’annoncer est le constat d’un échec de leur politique.

Ils reconnaissent qu’aujourd’hui la crise économique et la crise sociale frappent de plein fouet la France.

Le plan de relance était construit sur des prévisions de croissance pour 2009 légèrement positives. Il est donc déjà dépassé et obsolète avant même d’être appliqué.

 

Par ailleurs, le gouvernement prévoit également une dégradation très importante du déficit public. Pourtant, loin de relancer la croissance, le déficit est le reflet de l’inefficacité de la politique budgétaire et fiscale menée par la droite.

C’est un déficit passif qui ne soutient aucunement l’activité.

 

Le Parti socialiste propose un contre plan de relance ambitieux.

Il rappelle que pour être efficace, compte tenu de la nature de la crise, un plan de relance doit marcher sur ses deux jambes et être massif, d’environ 50 milliards d’euros.

Il doit reposer :

-      sur le soutien à l’investissement, notamment public via les collectivités territoriales,

-      et aussi sur la relance du pouvoir d’achat et de l’emploi : aide exceptionnelle de 500 euros aux bénéficiaires de la PPE et des minima sociaux, revalorisation immédiate de 3% du Smic, baisse de 1 point du taux normal de TVA… La baisse de la TVA permettrai un effet rapide et toucherai beaucoup de personnes.

 

Le Parti socialiste rappelle également la nécessité absolue de :

-      supprimer le mécanisme d’encouragement aux heures supplémentaires qui, dans un contexte de recul de l’activité, est un véritable facteur de chômage,

-      et d’annuler le paquet fiscal de manière à retrouver les marges de manœuvre nécessaires à la relance du pouvoir d’achat et de la consommation.

 

La relance, c’est aussi la protection des travailleurs menacés dans leur emploi ou qui en sont privés : augmentation des contingents de chômage partiel, pénalisation des entreprises qui licencient alors qu’elles font des bénéfices, allongement de la durée d’indemnisation du chômage, développement des contrats aidés…

 

Ces mesures de court terme doivent être accompagnées de mesures de long terme qui encouragent l'investissement productif, qui favorisent les grands travaux d'infrastructures, qui s'engagent dans le soutien à la recherche et au développement. II faut, également, que les salariés et les consommateurs participent activement aux décisions stratégiques des entreprises.

 

Sarkozy avait tout faux :

 

 Il a dit : « Je serai le Président du pouvoir d’achat ».

Depuis son élection, les Français ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois.

 

Il a dit : « Travailler plus pour gagner plus »

En un an, le nombre de chômeurs a augmenté de 220 000… et beaucoup de salariés sont frappés par le chômage partiel.

 

Il nous proposait deux modèles : les USA et l’Angleterre.

Bush et Thatcher ont entraîné le monde entier dans la crise, en refusant l’intervention de l’Etat dans l’économie et en favorisant le laisser faire et aujourd’hui leurs pays font partis des pays les plus frappés par la crise.

Le libéralisme dont il vantait les mérites a conduit toute la planète à la catastrophe !  Ce sont aujourd’hui les travailleurs et les sans emplois qui paient...

 

Il avait tout faux… et pourtant IL CONTINUE !

 

 

La crise est majeure mais elle n’arrive pas par hasard. Elle résulte de la logique financière et de politiques menées depuis 30 ans auxquelles il faut mettre un terme, en France, en Europe et dans le monde.

 

Les populations subissent une double peine. Pendant les années fastes elles ont été victimes de la modernité, des théories économiques ultralibérales, elles ont subit des restructurations, des suppressions de poste, une dégradation des conditions de travail et de vie, une stagnation du pouvoir d'achat, le démantèlement des services publics. ..  Tout cela au nom de la sainte concurrence et du dieu rentabilité économique.

Aujourd’hui, avec la récession, elles se retrouvent encore victimes, les dindons de la farce qui ne fait rire que très peu de monde.

 

La récession actuelle présente au moins l’avantage de faire prendre conscience que la mondialisation pensée uniquement en termes financiers et économiques est en train de sombrer et qu'il y a urgence à la remplacer par une approche humaine et sociale, un modèle de développement fait pour l'homme et la planète.

 

Plus que jamais, l’heure est donc à la mobilisation.

Mes camarades, après le 29 janvier, le 19 mars doit être encore plus beau, nous devons tous être en grève et dans la rue, la rue sera éclairée par un soleil flambloyant.

 

Pour terminer, nous sommes invités, mes camarades, à un rassemblement Dimanche 22 mars à Paris pour dénoncer l’entreprise de recul des droits sociaux et des libertés publiques que mène Sarkozy depuis des années. Il faut y aller nombreux, il faut relayer cette initiative au niveau local avec tous ceux qui souffrent de la crise et luttent pour l’emploi et contre la vie chère.

Car l’atteinte aux libertés, l’affaiblissement de la vie démocratique, la volonté de tenir la Justice et les médias, la criminalisation des populations et des militants présumées à risque ou turbulents sont, j’en suis persuadé, intimement liés aux situations sociales qui se dégradent et de la monté partout dans le monde des contestations.

 

Merci

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 23:28

 Les structures de l’emploi et de l’insertion crées par les élus locaux [la Mission locale, le RMI, le PLIE, la Maison de l'emploi] sont l’objet d’un débat au sein de l’Agglomération Maubeuge - Val de Sambre qui doit aboutir en juin 2009 à la définition d’une stratégie territoriale permettant lisibilité et cohérence, rationalisation et clarification,  initiatives et innovation.

 

Les questionnements posent, notamment dans un contexte de réduction des dépenses publiques, la clarification de leurs objectifs, de leurs publics cibles, ainsi que des moyens qu’elles utilisent, voir même leur devenir aux côtés de Pôle emploi, le nouvel opérateur de l’emploi piloté par l’Etat. Dans cet exercice chacun doit repréciser sa mission initiale et affirmer les complémentarités ainsi que les coopérations avec les autres acteurs.

 

Si la réflexion menée à l’origine de la création de la dernière de ces structures, la Maison de l’Emploi, avait pu être conduite jusqu’au bout, la « Maison de l'emploi » aurait dû s'appeler par exemple : « Conseil territorial pour l'emploi et l’insertion ». Car c'est bien sa fonction de coordonner les différents acteurs de l'emploi  et mettre en valeur l’ingénierie de projet, autour :

'  de 3 orientations : la connaissance de l’emploi ; la création, la reprise et le développement d’entreprise,  et l’accompagnement de tous les publics ;

'  des travaux de son CA, composé des collectivités territoriales et de l’Etat, mais en y associant 3 acteurs locaux essentiels que sont  les partenaires sociaux, les chambres consulaires, les acteurs de l’économie sociale et solidaire ;

'  et des 5 directions  directement concernées: Pôle emploi, pour le placement à l’emploi, le Conseil régional pour la formation permanente et l’apprentissage, la ML pour l’accompagnement des jeunes, le dispositif RMI pour l’accompagnement des allocataires du RMI, le PLIE pour l’accompagnement des DELD et des allocataires des minima sociaux.

 

La réflexion sur la question de l’accompagnement des publics pourrait aboutir au rassemblement, au sein d’une même organisation, de toutes les équipes professionnelles concernées par les publics, autour d’un concept méthodologique commun « l’accueil, l’information, l’orientation et l’accompagnement personnalisé et global pour l’emploi et l’autonomie », d’un statut commun réglé par une seule et même convention collective du travail, d’une stratégie commune privilégiant une intervention de proximité et la participation des usagers et bien entendu une gouvernance commune.

On le voit l’accueil, l’information du public et son accompagnement sont des fonctions qui ne sont pas à faire par la Maison de l’emploi, puisqu’elles sont déjà mises en œuvre par Pôle emploi, ainsi que par la Mission locale, le dispositif RMI et le PLIE. Il serait donc plus simple de rassembler la Mission locale, le dispositif RMI et le PLIE dans une même structure dédiée aux publics et d’assurer l’articulation entre cette structure et Pôle emploi, entre les collectivités territoriales et l’Etat.

 

Enfin, la réflexion sur la problématique de l'emploi doit également prendre en compte un acteur essentiel : les entreprises ; et de clarifier qui doit se charger de l'accueil et l’accompagnement des entreprises ? Mais elle doit aussi prendre en compte un levier important : la formation et l’apprentissage.

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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 18:10

M.Wauquiez, tirez maintenant les conséquences des constats que vous acceptez enfin.

Les chiffres de l’inscription à Pôle emploi au mois de janvier 2009 sont, malheureusement, clairs : 90 200 inscrits supplémentaires en un seul mois, une augmentation jamais constatée depuis que les statistiques du chômage existent.

Laurent Wauquiez fait, face à ces chiffres, preuve, enfin, de réalisme, en admettant publiquement qu’ils seront également très élevés dans les mois qui viennent.

Maintenant que le secrétaire d’Etat a accepté d’admettre la réalité, il lui appartient, vite, très vite, d’en tirer les conséquences. Et nous lui suggérons deux sujets où il doit le faire impérativement.

Pour Pôle emploi, il faut ralentir le rythme de la fusion. Ce que nous écrivions sur ce blog le 2 février est plus que jamais d’actualité. On ne réussit une fusion complexe, fort complexe, en termes de statut, de cultures, de métiers, de pratiques professionnelles… dans un contexte de forte augmentation du travail à assurer auprès de demandeurs d’emploi de plus en plus nombreux. Il n’y a pas de honte à ralentir le rythme de mise en œuvre dans un contexte qui n’est pas celui qui prévalait quand la fusion a été décidée. Mais prendre la responsabilité de continuer comme si les contraintes n’avaient pas été renforcées ne peut qu’aboutir à des déconvenues.

Pour les Missions locales, confrontées à des jeunes de plus en plus nombreux (ce sont eux qui souffrent le plus de la situation), il n’est pas concevable que l’Etat n’augmente pas les moyens qu’il consacre à l’accueil et à l’accompagnement de ces nouveaux jeunes, alors que l’intérim qui offrait à nombre de ceux-ci une possibilité d’entrer dans le monde du travail ne le permet plus. Le F.I.P.J. doit, pour le moins,  retrouver le niveau des années précédentes, la (très modeste) allocation interstitielle CIVIS doit pouvoir être versée toute l’année et bien sûr le niveau de financement de l’accueil et du suivi doit tenir compte du nouveau contexte.

Ne pas réagir maintenant, c’est prendre la responsabilité d’accentuer le sentiment de désespérance qui saisit nombre d’acteurs qui ne peuvent que constater qu’il y a des moyens considérables pour certains, et rien pour ceux qui sont au quotidien confrontés à la détresse de ceux qu’ils accueillent et ont de moins en moins les moyens d’accompagner.

Cet article a été publié le 26 février par Michel Abhervé sur le blog de La lettre de l’insertion

Blog de Michel Abhervé (26/02/2009)

http://alternatives-economiques.fr/blogs/abherve/2009/02/26/mwauquiez-tirez-maintenant-les-consequences-des-constats-que-vous-acceptez-enfin/  

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Published by Michel ABHERVE - dans Politique
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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 22:03

Le Comité Nationale de Lutte contre l’Exclusion et la pauvreté, à propos de l’application de la loi du 1er décembre 2008 relative à la généralisation du revenu de solidarité active et à la réforme des politiques d’insertion, a souligné le 18 février 2009 des points importants, j'ai retenu les deux suivants :

 

ê Le CNLE souligne le besoin fort de moyens financiers de l’Etat dédiés à l’accompagnement. En effet, le Pôle emploi n’a pas aujourd’hui les moyens d’accompagner les personnes éloignées de l’emploi. Faute de tels crédits, la réforme risque d’échouer pour ces personnes.

 

ê Le CNLE reste préoccupé par la situation des jeunes exclus du monde du travail, spécialement des 16 à 25 ans relevant de la compétence des missions locales et faiblement soutenus par les dispositifs sociaux actuels. Il a déjà fait part, lors de précédentes réunions plénières, de son regret que le RSA n’apporte pas de progrès en ce qui concerne ce public et de sa décision de créer un groupe de travail en son sein pour réfléchir à des propositions pouvant améliorer les ressources des jeunes en cours d’insertion et des jeunes travailleurs pauvres.

 

Pour lire l’avis du CNLE : http://www.cnle.gouv.fr/?Avis-du-CNLE-sur-les-projets-de

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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 21:32

La crise économique et sociale risque de se doubler d’une crise politique d’envergure. Face à la faillite d’un système économique mal régulé, Nicolas Sarkozy et la droite s’enferment obstinément dans leurs certitudes néolibérales…

Le devoir de la gauche et des socialistes, c’est de démontrer au fil des prochains mois qu’elle incarne une alternative crédible, prête à diriger le pays.

Le PS a montré ces derniers temps la pire image de lui-même : celle des divisions fratricides, des querelles insupportables. Dans un esprit de responsabilité, la direction du PS représentera maintenant l’ensemble du parti socialiste.
Partisan pendant le congrès de la motion portée par Ségolène Royal et d’autres, je salue ici l’unité retrouvée des socialistes.
Maintenant, fort de ce rassemblement de tous les socialistes, le PS peut engager sa rénovation, devenir un parti populaire et de militants, ouvert qui se remet durablement au travail, et surtout se met au service des Français sur une ligne claire et mobilisatrice.

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 16:22

 

Les conclusions d’une recherche menée par le CREDOC montrent que des centaines de milliers de jeunes se heurtent à l’inconsistance des politiques publiques, au manque de cohérence des dispositifs et à la frilosité des employeurs.

 

Cette recherche confirme qu’être une femme accentue nettement le risque d’être touché par l’éloignement de l’emploi de qualité. Mais aussi que les jeunes sortis d’études peu qualifiées, tout comme ceux qui n’ont pas suivi une formation professionnelle et ceux qui résident dans une zone urbaine sensible ou ayant des parents non européens ont plus de mal que les autres à s’intégrer durablement sur le marché du travail.

 

Le CREDOC fait trois recommandations :

 

La première recommandation consiste à confirmer pleinement le rôle de « guichet unique de la deuxième chance » au réseau des Missions Locales et de développer une approche politique transversale s’appuyant sur la création d’une délégation interministérielle.

 

La deuxième recommandation vise à rendre effectif l’article 13 de la loi de programmation de cohésion sociale qui institue le droit à l’accompagnement,  par une allocation d’insertion obtenue sur la base d’un statut formalisé par un « contrat de deuxième chance » au sein d’une Mission Locale.

 

La dernière recommandation propose une mobilisation massive des employeurs du secteur marchand en instaurant des quotas de jeunes engagés dans une dynamique de deuxième chance au sein des entreprises.

 

Quelle deuxième chance pour les jeunes en difficulté ?

N° 218 de « Consommation et Modes de vie » du CREDOC [février 2009]

A lire sur le site : http://www.credoc.fr/pdf/4p/218.pdf

 

 

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 21:29

Le syndicat national des métiers de l’insertion [SYNAMI-Cfdt] sera reçu le 4 mars par le cabinet de Martin HIRSCH.

Le SYNAMI demandera à connaître les intentions du Haut Commissaire quand à l’insertion des jeunes et la place des Missions Locales dans ses projets.

Il présentera également les expérimentations qui sont en cours dans le cadre de la recherche action avec Bertrand Schwartz.

Enfin, le SYNAMI remettra les signatures de l’appel « Pour l’insertion des jeunes avec les ML » comme expression de ce qu’il veut et de ce qu’il ne veut pas dans les politiques d’insertion des jeunes et comme témoignage de la volonté de s’engager sur ces objectifs.

A ce jour près de 200 Missions Locales ont engrangé près de 3000 signatures.

Il reste donc quelque jour pour accroître encore l’impact de cet appel !

 

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Urgence

   

Utopie ?

Le monde change. Le capitalisme national a laissé la place à un capitalisme financier et mondialisé qui pille nos ressources et met les personnes en concurrence. Il n'est pas régulé et il fait des ravages importants : au nord comme au sud, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres plus en plus pauvres. Ces inégalités sont de plus en plus insupportables.
Un monde en paix est un monde en équilibre. C'est un monde qui recherche l'égalité entre tous, entre les continents, entre les peuples. Un monde solidaire et vivable pour nos enfants.
Utopie ? non cette vision est partagé par des millions d'hommes et de femmes. Et c'est parce que je crois que nous pouvons construire ensemble un projet de développement durable humain pour toute la société que je suis libertaire, socialiste, écologiste et altermondialiste.

Victor HUGO

Vous voulez les misérables secourus,

nous voulons la misère supprimée.  

C génial

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L'ouvrage n'a rien d'une marche arrière marxiste, ou d'un plaidoyer écolo, c'est une analyse incisive et clairvoyante de nos dérives, et une proposition moderne, facile à lire, d'une nouvelle organisation du monde.
Il faut lire Kempf.