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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 22:27

La saison cyclotouriste a redémarré. J’ai remonté sur la selle mercredi 18 mars pour une sortie de 42 km avec 5 membres du club La Roue Libre de Grévaux Douzies.

Le cyclotourisme est un sport dans lequel il n’y a pas de compétition. J’ai toujours préféré la coopération à la compétition. C’est une activité qui allie sport, santé et tourisme. Mais aussi amitié et solidarité, lorsqu’il est pratiqué dans un club comme celui de La Roue Libre.

La Roue Libre de Grévaux Douzies est un club qui rassemble chaque dimanche, et souvent le mercredi, des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux, des personnes de toute l’agglomération, mais principalement du quartier de Douzies à Maubeuge.

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 21:04

Socialistes, nous sommes convaincus que l’Union européenne ne peut plus se développer sur les bases actuelles. Cependant, 3 leaders socialistes européens,  José SOCRATES  du PS portugais,  José ZAPATERO du PS espagnol et Gordon Brown du parti travailliste anglais, se sont exprimés depuis quelques semaines pour un nouveau mandat  de BARROS0 à la présidence de la Commission européenne.

 

Le système capitalisme, le libre-échange généralisé que l’Union européenne soutient sont dans une impasse et la gauche européenne doit incarner une alternative claire. Nous ne pouvons rester sourds au décrochage des couches populaires face à une Europe sourde à leurs problèmes.

 

Les socialistes français ne peuvent faire campagne sur la base d’un alignement sur les thèses de la social-démocratie en pleine crise et en pleine confusion. Ils doivent au contraire proposer que ses thèses : le rôle de l’Etat,  le juste échange,  la régulation écologique et sociale…  soient enfin prises en compte.

Martine Aubry doit prendre une initiative immédiate en direction des leaders des partis sociaux-démocrates européens pour manifester clairement la désapprobation du PS français quant au soutien à BAROSSO et pour améliorer,  compte tenu de la crise actuelle,  le « Manifesto ».

 

Le PS français doit porter une nouvelle ligne politique de réorientation profonde de la construction européenne, rompant avec le néolibéralisme.

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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 22:48

G20

 

Le 2 avril, les pays du G20 se réunissent à Londres pour débattre de la refonte du système économique mondial. Le G20 est composé de : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie et Union européenne. Il faut qu’il s'élargisse pour assurer une représentation de l'Afrique et des pays arabes.

Cependant le G20, malgré ses 70% de la population mondiale, ne remplacera jamais l'ONU, ses 192 Etats membres et... sa propre conférence sur la crise financière et le développement, qui se tiendra fin mai à New York.

 

Les priorités fixées par l'hôte du G20 ne prêtent guère à l'optimisme : restaurer la confiance sur les marchés financiers,  réduire le risque de crise dans l'industrie financière, accroitre l'efficacité des marchés financiers, dont il est précisé qu'il faudra mieux expliquer les bénéfices qu'ils apportent à l'économie mondiale.

Espérons que les invités sauront expliquer à Gordon Brown qu'il ne suffira pas d'accommoder le système pour repartir comme avant. Qu'il faut ramener les banques à leur mission de base qui est un service public. Que de nouvelles règles ne seront efficaces que si on fait un trait sur l'autorégulation par les banques et les agences de notation, et sur les paradis fiscaux qui organisent le contournement des lois. Qu'il faut organiser une nouvelle répartition des richesses, par un transfert des revenus du capital vers ceux du travail, par la stabilisation de prix agricoles rémunérateurs, par la création d'une fiscalité internationale pour opérer une redistribution qui dépasse la logique d'aide. Que l'impasse écologique doit nous amener à transformer radicalement notre modèle économique.
Déjà en 1933, un sommet mondial s'est réuni à Londre, suite à une crise comparable à celle d'aujourd'hui, mais il a échoué. Le monde a alors basculé dans un chacun pour soi économique, une la concurrence financière et monétaire. Les sociétés totalement désiquilibrées ont exité les nationalismes et ouvert les portes aux extrémistes et aux totalitarismes, puis engendrées la misère et la guerre.

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 21:34

Lors de la dernière assemblée de la section de Maubeuge, le 4 mars, notre camarade Yves nous a demandé de faire attention aux mots [maux ?] que nous utilisons. Il a insisté sur la nécessité de parler de "cotisation sociale" plutôt que de "charge".

 

Yves a parfaitement raison car la victoire du Libéralisme passe aussi par l'acceptation d'un vocabulaire nouveau et accepté.

 

D'ailleurs, pourquoi parle t on aujourd'hui des "Salariés", et non plus des "Travailleurs" ?

Le travailleur signifie qu'il produit, qu'il agit. Le travailleur est actif, il contribue, il est un élément à part entière du processus de production, donc il est créateur lui aussi de richesse.

Le salarié, lui, ne crée rien. Le salarié touche un salaire, il coûte, il est une charge. Le salarié, on le paye, on l'achète. Le salarié devient une marchandise comme une autre, qu'il s'agit d'avoir au moindre coût.

 

L'humain est devenu une valeur marchande. L'OMC a gagné, tout est marchand, même l’éducation, la culture, l’insertion, l’eau, l’électricité...

 

Notons également : un travailleur sans travail est un DEMAANDEUR d'emploi alors que l'entreprise OFFRE un emploi ; mais aussi : "un chômeur doit se vendre", Pôle emploi parle depuis longtemps de "clients", et même dans le travail social on commence à parler de clients...

 

L’idéologie, dominante propagée par une élite aux intérêts bassement égoïstes, nous façonne aussi par le vocabulaire, et nous oblige à l'accepter en l'utilisant nous mêmes.

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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 20:40

Alain BASHUNG, lors des Nuits Secrètes à Aulnoye-Aymeries, a produit un formidable spectacle et très nombreux sont ceux qui ont pu admirer son talent alors que sa souffrance était déjà visible.

Alain BASHUNG nous a quitté et nous perdons un grand chanteur poète et engagé, exigeant et populaire. Un géant de la chanson française comparable à Brel, Barbara, Brassens et Ferré. Il marquera l'histoire de la musique et de la chanson française.

Nous l’écouterons encore très souvent.

 

Alors pour le plaisir « OH GABY »
http://www.youtube.com/watch?v=mey8GokRFf4


et « Madame rêve »
http://www.youtube.com/watch?v=LruGfgy1V4Q
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 22:40

A quoi peut ressembler la crise pour les pays du Tiers Monde ?

Les investissements directs étrangers reculent, les exportations se heurtent à la baisse de la consommation et au protectionnisme rampant des pays développés, les frontières se ferment un peu plus encore aux migrants, ceux qui ont déjà migré sont les premières victimes des suppressions d'emplois, d'où une réduction des envois de fonds vers les pays d'origine alors même que ces transferts représentent parfois une part importante de leur PIB, l'accès aux prêts pour les pays en développement se durcit, quant à l'aide au développement elle restera au mieux égale en 2009...

Après une année 2008 marquée par une crise alimentaire mondiale sans précédant, le Tiers monde va encore payer bien chèrement cette crise économique et financière, pour lui, l'horizon ne se dégage jamais...

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 22:38

encore plus nombreux que le 29 janvier pour faire entendre au gouvernement et au patronat nos revendications

à 10h à Maubeuge et 14h à Lille

Les huit organisations syndicales régionales ont considéré que les mesures annoncées le 29 janvier par le Président de la République étaient  "trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale...

La crise nécessite des réponses d'une toute autre portée car, précisent-elles, les effets de la crise économique et financière, en particulier dans le Nord Pas-de-Calais, s'accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés". La recrudescence des suppressions d'emplois, d'utilisation du chômage partiel contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d'achat.

200 000 demandeurs d'emplois en région, 60 000 chômeurs de longue durée, 50 000 jeunes de moins de 25 ans inscrits au Pôle Emploi.  De ces 3 "chiffres maudits du chômage en région",  précise la CFDT, il faut en sortir.   "Cette situation  nous conforte dans notre exigence de doter notre pays et notre région d'un fond d'investissement social à la hauteur de la situation créée". 

La CFDT Nord Pas-de-Calais précise que " notre région,  par sa structuration économique,  a besoin, en plus des mesures nationales prises (déjà très insuffisantes !) d’une action coordonnée et ciblée de tous les acteurs et décideurs économiques (et en particulier des représentants du patronat !) afin d’assurer aux salariés une véritable sécurité dans leur emploi, aux demandeurs d’emploi un accompagnement vers la réinsertion professionnelle, aux retraités et à tous les autres un niveau de vie décent. 

 

L’accompagnement des demandeurs d'emploi nécessite des moyens suffisants et adaptés afin que les personnels concernés puissent le faire dans de bonnes conditions, compte-tenu notamment du "raz-de-marée" d'inscriptions à Pôle Emploi : c'est ce qu'a rappelé, le vendredi 20 février,  Pascal CATTO au Préfet lors de l'installation du Comité Régional de l'Emploi

 

Il est donc important que tous les salariés, demandeurs d'emplois et retraités se mobilisent fortement le 19 mars prochain, notamment en participant à la

Manifestation Régionale  à  Lille

Départ Boulevard de La Liberté à 14h30

 

Des bus sont à votre disposition au départ de :

FOURMIES            Hôtel de ville           11h40

AVESNES               Gare                          12h

MAUBEUGE          Antenne locale CFDT, près de l’Hôpital 12h30 

Inscriptions AL de Maubeuge   03.27.64.68.52

  

Le 29 Janvier, nous étions plus de 1000 dans la rue à Maubeuge et plus de 50 000 à Lille. Le 19 Mars nous devons être  encore  plus nombreux pour faire pression sur le patronat et le gouvernement

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:04

 

Après avoir mis en place le RSA, Martin HIRSCH s'attaque au problème des jeunes. Le Haut commissaire a lancé, lundi 9 mars, la Commission de concertation sur la politique de la jeunesse qu’il préside et qui devra déboucher en juillet sur la présentation d'une politique qui devra répondre au vif malaise économique et social des 16-25 ans. Elle travaillera sur les piliers de la politique de la jeunesse : la formation, l’orientation, les ressources et la résidence, la citoyenneté et la culture, l’emploi et la santé.

 

La Commission est chargée d’identifier les réformes à conduire face aux difficultés spécifiques rencontrées par les jeunes. Notamment la difficulté de trouver un emploi, qui se traduit par un taux de chômage et de pauvreté plus élevés pour les jeunes que la moyenne nationale.

 

Elle est composée de représentants des : étudiants, partenaires sociaux, jeunes, collectivités territoriales, parlementaires, associations, personnes qualifiées, du monde universitaire.

 

Elle doit, en quatre mois, définir une politique cohérente visant à favoriser l’accès à l’autonomie des jeunes. Le concept de l’autonomie se traduit par la possession d’un emploi stable, d’un logement indépendant, de revenus essentiellement tirés de l’activité.

Cinq objectifs sont fixés par le Président :

·        ne pas laisser de jeunes sans emploi, sans formation ou sans ressources ni, quand cela est nécessaire, sans accompagnement ;

·        garantir aux jeunes des perspectives au moins aussi satisfaisantes que celles de la génération qui a précédé ;

·        concevoir les dispositifs fiscaux et sociaux pour traiter les jeunes comme des adultes à part entière, c’est-à-dire ayant accès à l’autonomie, par rapport à leurs familles, comme vis-à-vis du système social ;

·        permettre aux jeunes d’être les acteurs d’initiatives porteuses de sens ;

·        redéfinir entre l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, une nouvelle responsabilité partagée vis-à-vis des jeunes, de telle sorte qu’une partie des jeunes ne soient pas laissés dans les interstices des politiques publiques et sociales.

 

Un bilan d’étape sous forme de "livre vert" devrait être publié en mai, puis une large concertation sera lancée pour formaliser en juillet "des orientations du Gouvernement".

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 22:02

Je profite du 8 mars pour parler d'une socialiste qui m'a beaucoup marqué : Louise Michel.

Louise Michel est naît le 29 mai 1830 d'un châtelain et de sa jeune servante Marianne Michel.

Dans ce milieu voltairien, Louise reçoit une éducation libérale et une bonne instruction. Elle montre un caractère enjoué, espiègle et surtout révèle très tôt un esprit altruiste peu commun. Elle soulage toutes les misères humaines qu'elle rencontre, distribue aux pauvres ce qu'elle possède, l'argent que lui remet son grand père... et celui qu'elle lui prend.

 

Ses études à Chaumont, lui permettent d'exercer comme institutrice. Mais elle se refuse à prêter serment à l'Empire et préfère ouvrir une école libre en Haute-Marne en janvier 1853. Trois années plus tard, après avoir pratiqué un enseignement concret et inspiré de sentiments républicains Louise Michel s'installe à Paris.

 

Louise Michel est alors très active, écrivant et rimant (elle adresse quelques poèmes à Victor Hugo) collaborant aux journaux d'opposition, suivant des cours du soir, fréquentant les réunions publiques où elle rencontre Vallès, Varlin... et Théophile Ferré qu'elle aima passionnément.

En novembre 1870, elle est élue présidente du comité républicain de vigilance des citoyennes du XVIIIe arrondissement.

Elle dirige une école où, dans Paris affamé, elle organise une cantine pour ses élèves.

 

Le 22 janvier 1871, quand Paris manifeste contre le gouvernement qu'il accuse d'inertie, puis d'esprit de capitulation, Louise Michel, en habit de garde national, fait le coup de feu place de l'Hôtel-de-Ville.

Le 18 mars, sa carabine sous son manteau, avec les membres actifs du Comité de Vigilance de Montmartre elle monte " à l'assaut des Buttes ".

Louise Michel se dépense alors sans compter et est tout à la fois propagandiste, garde au 61e bataillon, ambulancière et toujours préoccupée des problèmes d'instruction et d'éducation.

Elle anime le Club de la Révolution dont elle préside souvent les séances.

Elle préconise un enseignement vivant, des écoles professionnelles et des orphelinats laïques, toutes choses qui nous paraissent aller de soi aujourd'hui, mais qui étaient alors des nouveautés.

Pendant la Commune de Paris, elle est à Issy et à Clamart, combattant au premier rang ou ralliant les fuyards.

C'est à la barricade de la chaussée Clignancourt, avec quelques dizaines d'hommes de son bataillon, qu'elle tire ses derniers coups de feu. Devant le 6e conseil de guerre, elle est condamnée, le 16 décembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée, au bagne.

 

Après 23 mois de détention en prison centrale, Louise Michel est embarquée le 24 août 1873, en Charente Maritime, pour la Nouvelle-Calédonie. Comme toujours, Louise Michel songe aux autres plus qu'à elle-même et refuse de bénéficier d'un autre régime que celui des hommes.

Toujours passionnée de pédagogie, elle cherche à instruire les Canaques et, contrairement à certains Communards qui s'associèrent à leur répression, elle applaudit à la révolte des Canaques qui se soulèvent contre le colonialisme français en 1878.

En 1879, elle obtint de s'installer à Nouméa et de reprendre son enseignement, d'abord auprès des enfants de bagnards, puis comme professeur de dessin et de musique dans les écoles de filles.

 

Le 9 novembre 1880, elle revient enfin à Paris avec les derniers communards déportés. Après son retour en France, Louise Michel se réclame, et jusqu'à sa mort, du mouvement anarchiste, à cette époque non structuré, ce qui lui assure la possibilité d'être tout à fait elle même.

Si l'on souhaite fixer une date, disons qu'elle affirme en 1896 dans un article du Libertaire : " Je suis devenue anarchiste quand nous avons été envoyés en Calédonie ".

 

Militante infatigable, elle fit des centaines et sans doute des milliers de conférences en France, en Angleterre, en Belgique et en Hollande.

Ce qui frappe dans le caractère de Louise Michel, c'est son courage.

Je n'en veux pour preuve que cette apostrophe qu'elle adresse au président du 6e conseil de guerre, le 16 décembre 1871 : " J'appartiens tout entière à la Révolution sociale [...] Ce que je réclame de vous qui vous affirmez Conseil de guerre, qui vous donnez comme mes juges, qui ne vous cachez pas comme la commission des grâces [...] c'est le champ de Satory, où sont déjà tombés nos frères. " Il faut me retrancher de la société ; on vous dit de le faire ; eh bien ! le commissaire de la République a raison. Puisqu'il semble que tout cœur qui bat pour la liberté n'a droit qu'à un peu de plomb, j'en réclame ma part, moi ! Si vous me laissez vivre, je ne cesserai de crier vengeance, et je dénoncerai à la vengeance de mes frères les assassins de la Commission des grâces ".

 

Louise Michel meurt à Marseille en janvier 1905 au cours d'une tournée de conférences.  Son corps est ramené à Paris et ses obsèques, de la gare de Lyon au cimetière de Levallois, furent suivies par une foule immense.  De nombreux orateurs y prennent la parole et, parmi eux, le Vénérable de la Loge « La Fraternité Universelle » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise mixte et maintenue où elle avait été initiée quelques mois auparavant. Des emblèmes maçonniques sont déposés sur le cercueil...

 

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Published by D DELCROIX - dans Politique
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 18:28

Mercredi 4 mars, lors de l’assemblée mensuelle de la section de Maubeuge du PS, j’ai planché sur la Crise. Vous trouverez ci-dessous mon travail.

Le débat qui a suivi a permis notamment de mettre en évidence qu’au-delà d’un contre plan de relance, les socialistes doivent concevoir un projet radicalement alternatif qui remet la question de l’égalité au premier plan de la réflexion, qui seule peut inspirer un projet pour le développement humain. La solidarité, la fraternité sont notre perspective, nous devons permettre aux gens de rêver. Parce que la crise écologique est réelle, que la société de l'hyperconsommation est à bout de souffle, nous devons oser parler de « décroissance ». Enfin, pour changer la vie les socialistes sont de retour…


 

———¾¾¾p¾¾¾———

 

Mon propos ce soir concernera la crise, et comment en sortir

 

Je vais d’abord vous rappeler ce qu’est cette crise, puis parler du comportement de Sarkozy et du gouvernement et enfin des propositions pour en sortir.

 

La crise s'est déclenchée aux Etats unis en 2006 avec l’effondrement des prêts immobiliers [les subprimes], que les emprunteurs, souvent de conditions modestes, n'étaient plus capables de rembourser.

La crise financière est donc liée à la répartition inégalitaire des ressources.

 

Révélée en février 2007 aux Etats unis, elle s'est transformée en crise financière mondiale à partir de l'été 2007. Cette crise générale du système financier, à cause du manque de solvabilité globale des banques, a causé une première chute des marchés boursiers à l'été 2007, puis une autre beaucoup plus profonde à l'automne 2008.

 

Il est bon également de rappeler la crise des années 90 qui a ébranlée principalement l’Asie.

 

Si les Etats-Unis ont été les premiers touchés, l'Europe n'est pas épargnée : la crise financière a fragilisé les banques, précipité la chute des indices boursiers et déprimé l'économie réelle.

 

Mais la crise n’est pas nouvelle, nous ici nous savons que la crise sociale a démarré dans les années 60. En 65, 175 licenciements à Usinor Louvroil.

Puis dans les années 80, s’est développé un déséquilibre de la répartition des richesses. Le système a préféré redistribuer les bénéfices aux actionnaires, pas aux salariés, ni à l’investissement et donc développer la consommation par le crédit.

Enfin dans les années 90, le développement de la mondialisation, à travers la libéralisation financière internationale et la mise en place d’un système généralisé de libre-échange a donné une violence nouvelle et décisive à cette crise de la répartition des revenus.

 

Mais n’oublions pas, qu’il existe aussi la crise énergétique, la crise climatique et la crise alimentaire. Toutes ces crises sont mondiales, interdépendantes et s’additionnent.

Une autre cause de la crise, réelle mais taboue celle la, est liée aux dépenses de guerre. Elles s’élèvent rien que pour les Etats unis à 500 milliards de dollars par année [le plan de relance = 800]. Depuis la Seconde Guerre mondiale, il s’agit des dépenses les plus élevées dans le monde entier.

Financées par le contribuable, ces dépenses sont autant de fonds qui ne prennent pas la forme de dépenses sociales, ni d’éducation ou de formation pour le développement humain durable.

 

 

 

Cet été, Sarkozy et le gouvernement nous ont d’abord dit que la crise était celle des autres, qu’elle ne nous concerne pas.

 

Puis ils ont mis au point un plan de sauvetage des banques et en décembre 2008 un plan de relance. Sarkozy affiche un plan de relance qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu : 26 milliards, alors qu’il n’y a que 6 milliards de crédits nouveaux ; le reste, ce sont les 11 milliards que l’Etat doit aux entreprises.

C’est un plan déséquilibré qui mise tout sur l’investissement. C’est un plan pour le patronat et Sarkozy vient de leur annoncer encore un nouveau cadeau de 8 milliards avec la suppression de la TP ! Et pour les travailleurs, ce sont les suppressions d’emplois ou le chômage partiel.

Ce plan n’aura pas d’effet immédiat, alors qu’il y a urgence, il n’est même pas coordonné au niveau européen alors que la crise est mondiale.

 

Le 18 février, il a choisi de poursuivre sa politique, en ajoutant quelques mesures destinées à en dissimuler les effets les plus graves :
Il ne remet pas en cause les cadeaux fiscaux faits aux privilégiés.
Il continue d’aider les banques et les entreprises sans aucune contrepartie en termes de choix d’investissement, de priorités…

Il saupoudre quelques aides pour les victimes du chômage partiel, mais sans envisager la moindre politique en faveur de l’emploi.
Il invente la catégorie de la classe moyenne inférieure pour désigner les SMICar, sans pour autant augmenter le SMIC.
Il continue le démantèlement des services publics, en sacrifiant davantage de postes de fonctionnaires, désignés comme improductifs et bloquant le dynamisme économique

il laisse se dégrader la situation aux Antilles, révélant ainsi un profond mépris à l’égard des populations des territoires les plus fragiles.

 

Le gouvernement vient de revoir ses prévisions de croissance pour l’année 2009 à la baisse, en entérinant un recul du PIB de + de 1%. Ces annonces viennent après les chiffres catastrophiques de l’augmentation du chômage en janvier et février.

Pour le gouvernement et le président de la République, le chiffre qu’ils viennent d’annoncer est le constat d’un échec de leur politique.

Ils reconnaissent qu’aujourd’hui la crise économique et la crise sociale frappent de plein fouet la France.

Le plan de relance était construit sur des prévisions de croissance pour 2009 légèrement positives. Il est donc déjà dépassé et obsolète avant même d’être appliqué.

 

Par ailleurs, le gouvernement prévoit également une dégradation très importante du déficit public. Pourtant, loin de relancer la croissance, le déficit est le reflet de l’inefficacité de la politique budgétaire et fiscale menée par la droite.

C’est un déficit passif qui ne soutient aucunement l’activité.

 

Le Parti socialiste propose un contre plan de relance ambitieux.

Il rappelle que pour être efficace, compte tenu de la nature de la crise, un plan de relance doit marcher sur ses deux jambes et être massif, d’environ 50 milliards d’euros.

Il doit reposer :

-      sur le soutien à l’investissement, notamment public via les collectivités territoriales,

-      et aussi sur la relance du pouvoir d’achat et de l’emploi : aide exceptionnelle de 500 euros aux bénéficiaires de la PPE et des minima sociaux, revalorisation immédiate de 3% du Smic, baisse de 1 point du taux normal de TVA… La baisse de la TVA permettrai un effet rapide et toucherai beaucoup de personnes.

 

Le Parti socialiste rappelle également la nécessité absolue de :

-      supprimer le mécanisme d’encouragement aux heures supplémentaires qui, dans un contexte de recul de l’activité, est un véritable facteur de chômage,

-      et d’annuler le paquet fiscal de manière à retrouver les marges de manœuvre nécessaires à la relance du pouvoir d’achat et de la consommation.

 

La relance, c’est aussi la protection des travailleurs menacés dans leur emploi ou qui en sont privés : augmentation des contingents de chômage partiel, pénalisation des entreprises qui licencient alors qu’elles font des bénéfices, allongement de la durée d’indemnisation du chômage, développement des contrats aidés…

 

Ces mesures de court terme doivent être accompagnées de mesures de long terme qui encouragent l'investissement productif, qui favorisent les grands travaux d'infrastructures, qui s'engagent dans le soutien à la recherche et au développement. II faut, également, que les salariés et les consommateurs participent activement aux décisions stratégiques des entreprises.

 

Sarkozy avait tout faux :

 

 Il a dit : « Je serai le Président du pouvoir d’achat ».

Depuis son élection, les Français ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois.

 

Il a dit : « Travailler plus pour gagner plus »

En un an, le nombre de chômeurs a augmenté de 220 000… et beaucoup de salariés sont frappés par le chômage partiel.

 

Il nous proposait deux modèles : les USA et l’Angleterre.

Bush et Thatcher ont entraîné le monde entier dans la crise, en refusant l’intervention de l’Etat dans l’économie et en favorisant le laisser faire et aujourd’hui leurs pays font partis des pays les plus frappés par la crise.

Le libéralisme dont il vantait les mérites a conduit toute la planète à la catastrophe !  Ce sont aujourd’hui les travailleurs et les sans emplois qui paient...

 

Il avait tout faux… et pourtant IL CONTINUE !

 

 

La crise est majeure mais elle n’arrive pas par hasard. Elle résulte de la logique financière et de politiques menées depuis 30 ans auxquelles il faut mettre un terme, en France, en Europe et dans le monde.

 

Les populations subissent une double peine. Pendant les années fastes elles ont été victimes de la modernité, des théories économiques ultralibérales, elles ont subit des restructurations, des suppressions de poste, une dégradation des conditions de travail et de vie, une stagnation du pouvoir d'achat, le démantèlement des services publics. ..  Tout cela au nom de la sainte concurrence et du dieu rentabilité économique.

Aujourd’hui, avec la récession, elles se retrouvent encore victimes, les dindons de la farce qui ne fait rire que très peu de monde.

 

La récession actuelle présente au moins l’avantage de faire prendre conscience que la mondialisation pensée uniquement en termes financiers et économiques est en train de sombrer et qu'il y a urgence à la remplacer par une approche humaine et sociale, un modèle de développement fait pour l'homme et la planète.

 

Plus que jamais, l’heure est donc à la mobilisation.

Mes camarades, après le 29 janvier, le 19 mars doit être encore plus beau, nous devons tous être en grève et dans la rue, la rue sera éclairée par un soleil flambloyant.

 

Pour terminer, nous sommes invités, mes camarades, à un rassemblement Dimanche 22 mars à Paris pour dénoncer l’entreprise de recul des droits sociaux et des libertés publiques que mène Sarkozy depuis des années. Il faut y aller nombreux, il faut relayer cette initiative au niveau local avec tous ceux qui souffrent de la crise et luttent pour l’emploi et contre la vie chère.

Car l’atteinte aux libertés, l’affaiblissement de la vie démocratique, la volonté de tenir la Justice et les médias, la criminalisation des populations et des militants présumées à risque ou turbulents sont, j’en suis persuadé, intimement liés aux situations sociales qui se dégradent et de la monté partout dans le monde des contestations.

 

Merci

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Urgence

   

Utopie ?

Le monde change. Le capitalisme national a laissé la place à un capitalisme financier et mondialisé qui pille nos ressources et met les personnes en concurrence. Il n'est pas régulé et il fait des ravages importants : au nord comme au sud, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres plus en plus pauvres. Ces inégalités sont de plus en plus insupportables.
Un monde en paix est un monde en équilibre. C'est un monde qui recherche l'égalité entre tous, entre les continents, entre les peuples. Un monde solidaire et vivable pour nos enfants.
Utopie ? non cette vision est partagé par des millions d'hommes et de femmes. Et c'est parce que je crois que nous pouvons construire ensemble un projet de développement durable humain pour toute la société que je suis libertaire, socialiste, écologiste et altermondialiste.

Victor HUGO

Vous voulez les misérables secourus,

nous voulons la misère supprimée.  

C génial

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Chaine d'union

A lire

L'ouvrage n'a rien d'une marche arrière marxiste, ou d'un plaidoyer écolo, c'est une analyse incisive et clairvoyante de nos dérives, et une proposition moderne, facile à lire, d'une nouvelle organisation du monde.
Il faut lire Kempf.