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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 21:34

Sarkozy a présenté vendredi son plan d’urgence pour l’emploi des jeunes devant un parterre bien ordonné et admiratif, au sein d’un centre de formation d’une grande entreprise.

Pourquoi n’a-t-il pas choisi Maubeuge ou les problèmes sont criants, où la population jeune est très nombreuse, qui dispose d’un centre de formation public et d’acteurs nombreux et mobilisés ?

 

Ce qu’il a fait est courant :

> il rejette ce qu’a fait son prédécesseur par ce que ce n’était pas lui, puis quelques temps après il repasse les plats.

> encore une fois, il va déverser des millions dans les caisses des entreprises, et certainement pas celles des petites qui en ont le plus besoin.  

 

Mais ou va-t-il chercher les 1,3 milliards puisque les caisses sont vides. Ne s’agit il pas d’une annonce de sommes déjà affectées par l'Etat ?

De toute façon tout est une question de proportion, car si 1,3 milliard d’€ sont le calibrage pour répondre à un désastre comme le dit Tsarko, on peut s’interroger sur la notion à employer lorsque 30 milliards sont débloqués.


Malheureusement, si l'on se réfère au passé, toutes les mesures annoncées n'ont jamais fait diminuer le taux de chômage bien longtemps, sauf les emplois Jeunes et la réduction du temps de travail. Cependant, ce plan, s’il permet une réelle augmentation de la qualification des jeunes et de leurs compétences, s’il permet que les entreprises améliorent leur ouverture aux jeunes, il ne sera pas inutile.


Dans
Le Monde d’hier [24 avril, Chômage des jeunes : le mal français], Jean-Patrick Gille, député socialiste, président d’une Mission Locale, membre du bureau du CNML, dit justement « La société fait une erreur de diagnostic. On dit que le problème, ce sont les jeunes. Alors que le problème, ce sont les dysfonctionnements du marché du travail que l’on fait supporter aux jeunes. Avec la défiscalisation des heures supplémentaires, on est allé au bout de l’erreur : cela tue l’emploi des jeunes. Avec la crise, c’est le coup de grâce. »


Sarkozy n'apporte aucune nouveauté de fond, aucune originalité, aucun souffle.  

Comme les hommes riches il ne peut que donner de l’argent alors que les jeunes attendent une véritable impulsion de sa part sur le plan humain, social, économique et culturel.

Comme les monarques, il annonce et impose du haut de son pouvoir, alors qu’il pourrait s’appuyer sur les forces sociales, économiques et politiques dans les territoires.

Il préfère  jouer sur la division des français entre eux : le paquet fiscal est la preuve de cette politique de lutte organisée entre les différentes classes de français pour mieux régner.

Malheureusement, en jeter plein la vue impressionne toujours beaucoup.

 

Alors qu’une commission nationale animée par le Haut Commissariat à la Jeunesse continue la réflexion sur des propositions. Cette annonce précipitée n’est elle pas faîte pour calmer les esprits échauffés avant le 1er mai ?
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 17:04

 

Après avoir mis en place le RSA, Martin HIRSCH s'attaque au problème des jeunes. Le Haut commissaire a lancé, lundi 9 mars, la Commission de concertation sur la politique de la jeunesse qu’il préside et qui devra déboucher en juillet sur la présentation d'une politique qui devra répondre au vif malaise économique et social des 16-25 ans. Elle travaillera sur les piliers de la politique de la jeunesse : la formation, l’orientation, les ressources et la résidence, la citoyenneté et la culture, l’emploi et la santé.

 

La Commission est chargée d’identifier les réformes à conduire face aux difficultés spécifiques rencontrées par les jeunes. Notamment la difficulté de trouver un emploi, qui se traduit par un taux de chômage et de pauvreté plus élevés pour les jeunes que la moyenne nationale.

 

Elle est composée de représentants des : étudiants, partenaires sociaux, jeunes, collectivités territoriales, parlementaires, associations, personnes qualifiées, du monde universitaire.

 

Elle doit, en quatre mois, définir une politique cohérente visant à favoriser l’accès à l’autonomie des jeunes. Le concept de l’autonomie se traduit par la possession d’un emploi stable, d’un logement indépendant, de revenus essentiellement tirés de l’activité.

Cinq objectifs sont fixés par le Président :

·        ne pas laisser de jeunes sans emploi, sans formation ou sans ressources ni, quand cela est nécessaire, sans accompagnement ;

·        garantir aux jeunes des perspectives au moins aussi satisfaisantes que celles de la génération qui a précédé ;

·        concevoir les dispositifs fiscaux et sociaux pour traiter les jeunes comme des adultes à part entière, c’est-à-dire ayant accès à l’autonomie, par rapport à leurs familles, comme vis-à-vis du système social ;

·        permettre aux jeunes d’être les acteurs d’initiatives porteuses de sens ;

·        redéfinir entre l’Etat, les collectivités territoriales et les partenaires sociaux, une nouvelle responsabilité partagée vis-à-vis des jeunes, de telle sorte qu’une partie des jeunes ne soient pas laissés dans les interstices des politiques publiques et sociales.

 

Un bilan d’étape sous forme de "livre vert" devrait être publié en mai, puis une large concertation sera lancée pour formaliser en juillet "des orientations du Gouvernement".

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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 16:22

 

Les conclusions d’une recherche menée par le CREDOC montrent que des centaines de milliers de jeunes se heurtent à l’inconsistance des politiques publiques, au manque de cohérence des dispositifs et à la frilosité des employeurs.

 

Cette recherche confirme qu’être une femme accentue nettement le risque d’être touché par l’éloignement de l’emploi de qualité. Mais aussi que les jeunes sortis d’études peu qualifiées, tout comme ceux qui n’ont pas suivi une formation professionnelle et ceux qui résident dans une zone urbaine sensible ou ayant des parents non européens ont plus de mal que les autres à s’intégrer durablement sur le marché du travail.

 

Le CREDOC fait trois recommandations :

 

La première recommandation consiste à confirmer pleinement le rôle de « guichet unique de la deuxième chance » au réseau des Missions Locales et de développer une approche politique transversale s’appuyant sur la création d’une délégation interministérielle.

 

La deuxième recommandation vise à rendre effectif l’article 13 de la loi de programmation de cohésion sociale qui institue le droit à l’accompagnement,  par une allocation d’insertion obtenue sur la base d’un statut formalisé par un « contrat de deuxième chance » au sein d’une Mission Locale.

 

La dernière recommandation propose une mobilisation massive des employeurs du secteur marchand en instaurant des quotas de jeunes engagés dans une dynamique de deuxième chance au sein des entreprises.

 

Quelle deuxième chance pour les jeunes en difficulté ?

N° 218 de « Consommation et Modes de vie » du CREDOC [février 2009]

A lire sur le site : http://www.credoc.fr/pdf/4p/218.pdf

 

 

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 17:29

Depuis les années 1970, les plans gouvernementaux visant à améliorer l’insertion socioprofessionnelle des jeunes sortant du système scolaire sans diplôme se succèdent sans grand succès. Dès 1981 pourtant, le rapport de B. Schwartz fournissait les causes de l’échec des politiques menées et préconisait les voies à suivre pour améliorer l’insertion de ces jeunes.

A l’aube de ce XXI ème siècle, à des degrés divers l’ensemble de la jeunesse rencontre des difficultés d’accès à un emploi durable. A partir de l’examen des programmes successifs, depuis leur discussion au parlement jusqu’à leur évaluation, toutes les analyses convergent. Les mesures prises n’ont pas pour seul objectif une meilleure insertion sociale des jeunes par l’emploi.

Les programmes en direction des jeunes permettent de tester des mesures remettant en cause des acquis du droit du travail en vigueur (nature du contrat de travail, salaire minimum, etc.) L’auteur, ici, a le mérite d’avancer des mesures concrètes rendant effective l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse dans la société contemporaine.

Docteur en sciences économiques, l’auteur a milité à l’UNEF au début des années 1960, adjoint au maire d’une commune de l’Essonne pendant deux mandats. Il a, à ce titre, été au bureau d’une mission locale. Il a participé dans le cadre de ses activités professionnelles auprès des décideurs politiques à la mise en place de nombreux programmes d’insertion des jeunes.

L’insertion socioprofessionnelle des jeunes, une urgence ? Roland Smolar, Edition l’Harmattan.
L'ouvrage est disponible à la Mission Locale.

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 22:56

Bien que le contexte ait radicalement changé, que la situation professionnelle et sociale des jeunes s’alourdie encore, la politique de l’Etat en direction des jeunes ne change pas, elle reste construite autour de l’idée de la réduction continue du chômage.

L’Etat est le seul contributeur dont l’aide accordées aux ML ne progresse pas : comme si la vie n’avait pas augmenté, mais surtout comme si les jeunes n’étaient pas les premières victimes de la crise. La raréfaction des missions d’intérim, qui sont devenues le moyen le plus utilisé pour entrer dans le monde du travail, impacte fortement les conditions d’insertion des jeunes. Ils sont plus nombreux à avoir besoin d’être accueillis, accompagnés dans cette période.

Et pourtant, les moyens attribués au Fonds pour l’insertion professionnelle des jeunes, baisse de moitié au moment même où le nombre de ceux qui en ont besoin augmente considérablement. Et pourtant les contrats aidés ne sont toujours pas prioritaire pour les jeunes, malgré l’augmentation, d’ailleurs très relative (idem qu’en 2007 !), du nombre de CAE.

Et nous pourrions citer bien d’autres exemples [parrainage] montrant qu’en faveur des jeunes, l’Etat poursuit en droite ligne une politique construite dans un autre contexte.

Il est indispensable que, comme cela a été fait dans d’autres domaines, l’Etat adapte sa politique de l’emploi au nouveau contexte issu de la crise financière et du chômage en hausse.

Il y a va de la cohésion sociale du territoire et de la France.

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 21:34

Le réseau national Information Jeunesse a été créé à partir des années 70 à l’initiative du Ministère de la Jeunesse et des Sports.  Ce réseau de Points Information Jeunesse accueille tous les jeunes pour écouter leurs questions, les informer gratuitement, les accompagner dans leur démarche d’information et leur offrir des services pratiques adaptés à leurs besoins sur : les études, la formation, l’emploi, l’insertion, les aides aux projets, la prévention, l’engagement, le logement, la mobilité, les loisirs, les sports…
Il contribue ainsi à l’autonomie et à la citoyenneté des jeunes dans le respect des chartes nationale et européenne qui le régissent.
La Mission Locale Sambre-Avesnois avec l’appui du Centre Régional d'Information Jeunesse Nord-Pas de Calais, anime 2 Points Information Jeunesse à Louvroil et à Maubeuge. Cette mission de service public est aujourd’hui gravement remise en cause. En effet, la mise en place de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) entraîne un désengagement dramatique de l’État (Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative) dans le financement des CRIJ [près de 50% dans les deux ans à venir ; en attente de décision pour 2011].
Il est étrange que le Président de la République crée un Haut commissariat à la jeunesse et en même temps l’Etat n’assurera plus l’égal accès des jeunes à l’information.
Dans une socièté toujours plus complexe comme la nôtre, l'information est une ressource fondamentale. Les inégalités entre les jeunes sont énormes et elles s'amplifient.
La ML Sambre-Avesnois souhaite associer tous les partenaires, les usagers des PIJ au soutien du CRIJ en les invitant à signer la pétition mise en ligne pour l'occasion.

signer la pétition sur :

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 21:14

Un article de Jacques Attali sur la situation des jeunes 
Pour lire l'article cliquez ici
http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/01/le-desespoir-a-20-ans.php

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24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 20:54

SARKOZY a annoncé qu’il se saisissait de la question des jeunes et que Martin HIRSCH dirigera un Haut commissariat à la jeunesse.

 

Longtemps la jeunesse a été associée dans un secrétariat d’Etat à la jeunesse et aux sports. Une délégation interministérielle à l’insertion des jeunes a été créée en 1982, avec Bertrand Schwartz, et supprimée en 2002. Elle a été associée au ministère de l’Education entre 2002 et 2005. Si les jeunes 16-25 ans étaient une priorité bien identifiée dans les politiques publiques dans les années 80, ce n’est plus le cas depuis longtemps. Mais l’annonce de SARKOZY permet de penser qu’enfin, le gouvernement va s’intéresser aux problèmes des jeunes, lui qui ne les voyait jusqu'à présent qu’à travers la lutte contre la délinquance.

Cependant, l’absence de propositions du gouvernement face au développement de la crise qui affecte en premier les jeunes, d’une part, et les attaques successives de celui-ci contre les acteurs de la Jeunesse et de l'Education Populaire [coupes budgétaires, suppression de postes, démantèlement de l'INJEP, statu quo sur le service civil volontaire...] rend peu crédible cette nomination.

 

J’ai eu l’occasion fin juin 2008 d’accueillir Martin HIRSCH à la Mission Locale à Maubeuge à propos d’une action menée avec une grande entreprise locale et de l’utilisation du contrat de professionnalisation pour le recrutement de jeunes. Martin HIRSCH connait la question des moins de 25 ans car elle a été posée dans le cadre du Grenelle de l’insertion et de la préparation du RSA. Il peut être pour la jeunesse une nouvelle étape intéressante s’il prend en comte plusieurs points incontournables.

 

D’abord, la jeunesse est plurielle. Martin HIRSCH doit tenir compte qu’il existe des jeunesses : des jeunes ruraux comme des jeunes des quartiers, des apprentis comme des étudiants, des jeunes diplômés et des sans diplôme, des jeunes chômeurs et des jeunes qui travaillent, que beaucoup d’entre eux sont de milieu populaire, qu’ils ont besoin d’expériences concrètes sociales et de travail, que l’entrée dans la vie active en entreprise se fait par la précarité... Auprès du Premier ministre il doit mobiliser l’Education, l’Emploi, la Santé, le Logement, la Culture, il doit s’intéresser à la mobilité, à la discrimination... C’est donc une politique globale de la jeunesse qu’il doit impulser.

 

Puis, il devra apporter une réponse à la question de l’autonomie financière des jeunes. 21% des 16-25 ans sont en dessous du seuil de pauvreté, ils sont deux fois plus nombreux que leurs ainés à être sans emploi et la loi sur le RSA les exclus. Il est indispensable de donner aux jeunes engagés dans une démarche d’insertion les moyens de leur autonomie financière.

 

Mais aussi, rien ne pourra se faire sans les jeunes eux-mêmes. Il est indispensable de les associer, de nouer des liens solides et pérennes avec eux. Dans un contexte de montée en charge des collectivités territoriales et des communautés de coopération intercommunale,  elles seront également incontournables. Les Régions prennent déjà des initiatives, comme la Région Nord Pas de Calais qui a engagé « les rencontres régionales de la jeunesse ».

 

Enfin, Martin HIRSCH devra s’appuyer sur les Missions Locales qui accueillent, écoutent, orientent et accompagnent, dans une démarche globale, énormément de jeunes qui ont besoin d’une information et d’un appui dans leur démarche vers l’autonomie, plutôt que de réinventer d’autres structures pour mettre en œuvre de nouveaux dispositifs comme l’a fait Fadéla AMARA avec les contrats d’autonomie. Les Missions locales seront indispensables, aussi parce qu’elles connaissent les problèmes de la jeunesse, parce qu’elles travaillent avec tous les acteurs locaux concernés et les élus, et parce qu’elles ont démontré depuis longtemps leurs capacités à proposer et mettre en œuvre des solutions adaptées à leurs territoires et donc à innover.

 

Les professionnels militants de l’insertion des jeunes, avec les acteurs locaux ainsi que les élus des collectivités locales seront un appui efficace  et donc le formidable levier pour permettre aux jeunes de prendre leur place dans la société grâce à une politique globale et territoriale de la jeunesse.

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Urgence

   

Utopie ?

Le monde change. Le capitalisme national a laissé la place à un capitalisme financier et mondialisé qui pille nos ressources et met les personnes en concurrence. Il n'est pas régulé et il fait des ravages importants : au nord comme au sud, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres plus en plus pauvres. Ces inégalités sont de plus en plus insupportables.
Un monde en paix est un monde en équilibre. C'est un monde qui recherche l'égalité entre tous, entre les continents, entre les peuples. Un monde solidaire et vivable pour nos enfants.
Utopie ? non cette vision est partagé par des millions d'hommes et de femmes. Et c'est parce que je crois que nous pouvons construire ensemble un projet de développement durable humain pour toute la société que je suis libertaire, socialiste, écologiste et altermondialiste.

Victor HUGO

Vous voulez les misérables secourus,

nous voulons la misère supprimée.  

C génial

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Chaine d'union

A lire

L'ouvrage n'a rien d'une marche arrière marxiste, ou d'un plaidoyer écolo, c'est une analyse incisive et clairvoyante de nos dérives, et une proposition moderne, facile à lire, d'une nouvelle organisation du monde.
Il faut lire Kempf.