Retraite, n’oublions pas…
N’oublions pas que l’on veut nous obliger à travailler jusque 62 ans au moins, alors que le taux de chômage des jeunes est trop important et que trop de personnes âgées de plus de 55 ans sont au chômage !
N’oublions pas qu’avec la retraite à 62 ans au moins, ils nous privent des plus belles années de la retraite : en effet l'espérance de vie "en bonne santé" est de 63 ans [59 pour les ouvriers].
N’oublions pas qu’ils veulent augmenter la durée de cotisation des salariés alors que les déficits des retraites avant la crise financière s’élevaient à 2 milliards d'€ et qu’après la crise financière ils s’élevaient à 32 milliards d'€ et que de l'argent il y en a :
- en 2009, les 500 ménages les plus fortunés ont perçu 80 milliards de plus qu'en 2008 ;
- en 2009, les cadeaux fiscaux aux plus favorisés représentaient 75 milliards ;
- depuis 1982, les actionnaires voient leurs dividendes augmenter plus que les salaires et ne cotisent ni pour la protection sociale ni pour les retraites, alors cette richesse est le fruit de la force de travail.
Alors n'oublions pas de manifester
le 23 septembre
pour le droit à la retraite à 60 ans, la durée de cotisations à 40 ans, la remise à plat des exonérations patronales…
Un autre projet est possible ! Son financement passe par l'élargissement de l'assiette de cotisations à toutes les rémunérations du travail comme du capital, le développement de l'emploi, notamment des moins de 25 ans et des plus de 55 ans laissés pour compte par le patronat et une mise à contribution des revenus financiers des entreprises.
Nous devons réagir car ils ne s’arrêteront pas là, car ils ne tiendront pas compte des avis qui vont à l'encontre du libéralisme puisque leur finalité c’est la retraite par capitalisation, un système mauvais pour les salariés, mais bon pour les banques et les compagnies d'assurance.