G20

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Le 2 avril, les pays du G20 se réunissent à Londres pour débattre de la refonte du système économique mondial. Le G20 est composé de : Afrique du Sud, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, Etats-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie et Union européenne. Il faut qu’il s'élargisse pour assurer une représentation de l'Afrique et des pays arabes.

Cependant le G20, malgré ses 70% de la population mondiale, ne remplacera jamais l'ONU, ses 192 Etats membres et... sa propre conférence sur la crise financière et le développement, qui se tiendra fin mai à New York.

 

Les priorités fixées par l'hôte du G20 ne prêtent guère à l'optimisme : restaurer la confiance sur les marchés financiers,  réduire le risque de crise dans l'industrie financière, accroitre l'efficacité des marchés financiers, dont il est précisé qu'il faudra mieux expliquer les bénéfices qu'ils apportent à l'économie mondiale.

Espérons que les invités sauront expliquer à Gordon Brown qu'il ne suffira pas d'accommoder le système pour repartir comme avant. Qu'il faut ramener les banques à leur mission de base qui est un service public. Que de nouvelles règles ne seront efficaces que si on fait un trait sur l'autorégulation par les banques et les agences de notation, et sur les paradis fiscaux qui organisent le contournement des lois. Qu'il faut organiser une nouvelle répartition des richesses, par un transfert des revenus du capital vers ceux du travail, par la stabilisation de prix agricoles rémunérateurs, par la création d'une fiscalité internationale pour opérer une redistribution qui dépasse la logique d'aide. Que l'impasse écologique doit nous amener à transformer radicalement notre modèle économique.
Déjà en 1933, un sommet mondial s'est réuni à Londre, suite à une crise comparable à celle d'aujourd'hui, mais il a échoué. Le monde a alors basculé dans un chacun pour soi économique, une la concurrence financière et monétaire. Les sociétés totalement désiquilibrées ont exité les nationalismes et ouvert les portes aux extrémistes et aux totalitarismes, puis engendrées la misère et la guerre.

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Publié dans International

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