Toulouse
« Le terrorisme ne parviendra pas à fracturer notre communauté nationale », déclarait mercredi 21 mars Nicolas Sarkozy et les candidats à la présidentielle ont appelé à l’union nationale.
Cependant, la campagne depuis plusieurs semaines a largement dérapée. Les débats sur la viande halal, sur l’inégalité des civilisations, la place des étrangers mais aussi sur l’assistanat ont stigmatisé l’autre et engagé notre société sur les chemins de l’obscurantisme. La libération de la parole raciste, homophobe ou sexiste, qui imprègne jour après jour l’inconscient collectif ne peut que conduire au passage à l’acte de fanatiques.
Il faut maintenant ne pas éviter d’analyser les raisons qui ont conduit un jeune à devenir un psychopathe fanatique. Car ce drame constitue un révélateur de plusieurs grands débats que notre société n’est pas encore capable de traiter sereinement : les sources de la violence, la sécurité des Français, la religion et la laïcité…
Peu importent les niveaux de revenus, les confessions religieuses et les obédiences politiques. Nous avons besoin de solidarité et d’espoir pour l’avenir, d’apaisement et d’audace. Nous devons chacun prendre le chemin de la sagesse, celui d’une République laïque, unie et dépourvue de haine.
Je vous propose de méditer quelques lignes de Jean JAURES : «en même temps que le vieil ordre politique et social agonise, une poussée nouvelle de forces brutes, d’appétits ignobles ou de fanatismes meurtriers soulève l’écorce crevassée de la vieille terre ».