Egalité...
En 1983, de nombreux incidents : bavures policières, crimes racistes, inégalités sociales… touchent directement la population immigrée et des quartiers populaires. Fin juin, Toumi Djaidja [blessé par la balle d’un policier] de son lit d’hôpital lance une idée : « ce qu’il faut qu’on fasse, c’est une grande marche pour l’égalité, comme dans le film Gandhi ».
Le 15 octobre 1983 démarrait, de Marseille, une marche pour l’Egalité et contre le Racisme composée de quelques dizaines de personnes. L’arrivée à
Paris, le 3 décembre, a rassemblé près de 100 000 personnes.
Cette marche pacifique conduite à l’initiative d’habitants du quartier des Minguettes [Lyon], dont le prêtre Christian Delormeet le pasteur Jean Costil, indignés par les meurtres racistes à répétition, les humiliations et les brimades de toutes sortes, interpellait l’ensemble de la société sur l’écart entre les valeurs républicaines qu’elle professait et la réalité de la ségrégation et des discriminations raciales.
Nous avions organisé à Maubeuge une soirée de soutient dans la salle du Faufourg de Mons.
Même si le contexte d’aujourd’hui est très différent, il est toujours aussi dramatique : chômage, inégalité scolaire, confrontations violentes avec les services publiques et entre les jeunes eux-mêmes,
conditions de logement indécentes, expulsions des plus pauvres, économie souterraine, paupérisation galopante, montée de l’extrême droite et de l’islamisme, du racisme…
Les questions de l’Egalité, des quartiers populaires en difficulté… devront être prioritaires dans le projet des socialistes pour la Présidentielle et les Législatives…