Coopérative...

Publié le par D DELCROIX

« Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre » Albert Einstein



ESS afficheL'ONU a déclaré : 2012 Année internationale des coopératives. En effet, la coopérative est une forme entrepreneuriale utile en particulier pour la reprise d’entreprise ou  pour  lutter contre les délocalisations et qui permet de sortir par le haut de la crise.

 

Nous devons soutenir l’idée d’une reprise d’entreprise par les salariés sous forme de coopérative.  Cependant, il manque d’outils permettant la reprise par les salariés d’entreprises viables fortement capitalisées.

 

Deux propositions pourraient être rapidement mises en place :

1- la création d’un fond d’investissement coopératif abondé par l’Etat, les collectivités locales, des banques en particulier coopératives, voire des entreprises (dans le cas présent, la SNCF pourrait être sollicitée).
2- la création d’un régime transitoire de reprise permettant que les salariés prennent un actionnariat minoritaire (au moins 5 %) à travers une coopérative de salariés ; le reste étant pris par le fond d’investissement coopératif. Peu à peu, les profits des entreprises peuvent être réinvestis pour racheter le capital et un fond d’épargne salariale permet aux salariés par la loi  de racheter progressivement les parts leur permettant de transformer peu à peu leur entreprise en SCOP ou SCIC (moins de 20% de parts détenues par collectivités publiques).

Ces deux propositions ont l’avantage de ne pas prendre à la gorge les salariés et à leur faire porter toute la charge et les risques tout en promouvant la constitution de coopératives.

 

Cette méthode existe au Québec depuis une dizaine d’année.

 

On peut aussi créer un droit de préemption de l’entreprise en cas de délocalisation ou de fermeture d’usines au profit des salariés constituant une coopérative. 

 

D’ici fin 2012, pour conclure l’année internationale des coopératives, une grande loi de développement coopératif devrait être adoptée par le Parlement.

 


lienemann.jpgMarie-Noëlle LIENEMANN, présidente de la Fédération des coopératives HLM, ayant siégé au Conseil Economique, Social et Environnemental  dans le collège coopération : " je mesure le formidable atout que représente le fait coopératif dans le monde contemporain. Il restaure un lien direct entre le salarié et l’entreprise, il évite la captation du profit et entretient un lien particulier avec le territoire, le citoyen. On ne sait pas assez que certaines grandes entreprises françaises sont des coopératives. Bien sûr, c’est connu dans le monde agricole. Mais c’est vrai aussi dans le monde industriel.
J’espère pouvoir au Sénat contribuer rapidement à la préparation d’une telle loi et à l’aboutissement rapide des mesures les plus urgentes."

 

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Publié dans Politique

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