Emploi, formation, insertion

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Les communes et l’Agglomération, qui connaissent un fort taux de chômage depuis déjà très longtemps, avaient pris des initiatives de soutien aux demandeurs d’emploi en matière de formation, d’emploi, d’insertion et de création d’entreprises avec la Mission Locale dès 1982, le PLIE en 1996, la maison de l’emploi en 2006 et de nombreuses structures associatives.

 

Le jeudi 11 juin, lors d’un Conseil communautaire de l’Agglo Maubeuge – Val de Sambre, sur la base d’un rapport présenté par Benjamin SAINT-HUILE, de l’intervention de quelques partenaires et de quelques délégués communautaires, les élus locaux ont décidé d’une politique concernant les demandeurs d’emploi et du rapprochement de la ML, du PLIE et de la MDE au sein d’une organisation unique.

 

La nouvelle organisation se veut être un lieu de coordination et de réflexion stratégique et opérationnelle en matière d’emploi, de formation et d’insertion.

Elle sera une porte d’entrée unique pour tous les demandeurs d’emploi et les salariés. Elle offrira des services de première ligne ou orientera vers des acteurs conventionnés pour des actions spécifiques.

Elle s’affiche également comme une porte d’entrée dynamique vers les entreprises et le développement socio-économique du territoire, un lieu d’information et d’échange pour les opérateurs locaux d’insertion ainsi qu’un lieu de coordination de la gouvernance locale en matière d’emploi et de formation.

 

Par-delà l'accès à l'emploi ou à une formation, ce qui garantit l'efficacité des solutions proposées, ce qui permet une réussite professionnelle, c'est la pérennité et la qualité d'un environnement social stabilisé. Pour cela, les personnes doivent aussi surmonter leurs difficultés en matière de santé, de logement, d'accès aux loisirs, à la culture, à la citoyenneté, aux transports… Cette approche globale doit être aussi prise en compte par les élus.

La gouvernance de la nouvelle organisation devra associer les instances locales des organisations syndicales, mais aussi les syndicats représentatifs des travailleurs de l’insertion [ils sont les oubliés de la concertation qui aboutit au rapport du 11 juin].

Elle devra aussi prendre en compte les usagers et ne pas les cantonner à leur seul statut de bénéficiaires. Ils doivent être partie prenante de la conception et du fonctionnement des dispositifs qui leur sont destinés. Une démarche de concertation serait positive, elle permettrait de leur donner une autre vision, de les impliquer davantage, de construire une relation de confiance au-delà de la simple logique de consommation de dispositifs.

Même si l'exercice est difficile [les réseaux « d'associations d’usagers » étant  faibles, peu structurés, ils ne constituent pas un point d'appui fort], des expériences doivent exister et éviter l'écueil qui consisterait à sacraliser la parole des usagers.
Tous ces acteurs seront indispensables pour la conduite d'une démarche d'évaluation et de progrès.

Enfin, la démarche de l'AMVS pourrait être exemplaire, en associant les EPCI voisines, car elles n'auront jamais les moyens de s'intéresser aussi fortement à leurs populations ce qui pourtant indispensable pour le développement local.
 

 

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