11 novembre

Publié le par D DELCROIX

 

J’ai comme chaque année participé à la cérémonie, non pas pour célébrer la glorieuse boucherie de 14-18, mais pour  exprimer un refus des massacres et rendre hommage à nos aînés qui par dessus les frontières ont toujours appelé à la fraternisation des peuples et se sont tendus la main.


La “Grande Guerre” fut une grande tuerie, 8 700 000 morts sur les champs de bataille. Rien qu’en France sur huit millions et demi de soldats mobilisés, il y eut 1 350 000 morts et 740 000 mutilés à vie. Un homme sur quatre mort ou détruit pour le reste d’une vie normale ! Et cela sans compter les traumatismes psychologiques, les maisons détruites, les villes rasées, les familles dispersées.

 

Je refuse toujours ce qui met les hommes à genoux, que ce soit les militaires, les patrons ou les religieux de toutes confessions.


Actuellement la guerre déclarée ou sous-jacente est présente dans plus de cents points de la planète. Quand elle est considérée comme “finie”, comme en Irak, les combats, les bombardements continuent tuant aveuglement femmes, enfants, civils et militaires. Les populations civiles, à cause des raids qu’elles subissent depuis plus de dix ans, sont privées des biens les plus élémentaires : nourriture, eau, médicaments. Un chaos sanglant résulte de la guerre déclarée au nom de la lutte contre le terrorisme, du bien et du mal, pour le compte des compagnies pétrolières.

En Palestine depuis plus de cinquante années de combats, une population vit dans la misère avec comme défense, des pierres contre des armes et un attentat de temps à autre auquel répondent des bulldozers détruisant systématiquement et aveuglément tout habitat. Aujourd’hui on se félicite de la chute du mur de Berlin et l’on ne dit rien du mur de Jérusalem.

 

J’aimerai inscrire sur les monuments aux morts “Si tout l’effort produit et l’argent dépensé pour la guerre été pour le progrès de l’humanité, le monde serait bien différent. La misère serait en grande partie bannie et les charges financières qui pèsent sur les générations futures seraient des charges d’un bien être universel”.


« L'humanité est maudite si pour faire preuve de courage, elle est condamnée à tuer éternellement ». Jean JAURES

 

J’ai écrit ce billet car j’ai retrouvé une photo de 1977. Cette année, nous étions 35 à célébrer le 11 novembre. Nous avions déposé avant la cérémonie officielle une couronne sur laquelle était inscrit « Aux victimes du militarisme ». Puis, après la cérémonie officielle, que nous n’avions pas troublée, nous avons distribué un tract qui expliquait le sens de notre action.

Sur la photo, nous présentons tous nos papiers d’identité au commissaire de police qui avait interpellé l’un d’entre nous.

 

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Publié dans Politique

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