Laïcité
Le 21 Mars 1905 s'ouvre à la Chambre des député, à l'initiative du député socialiste Aristide Briand, le débat relatif à l’abolition du concordat napoléonien de 1801 [toujours en vigueur en Alsace-Moselle], c'est-à-dire la loi de Séparation entre l’église et l’Etat.
Le débat fut un affrontement violent qui durera toute l’année.
Le 3 juillet 1905, après 48 séances de discussion, la Chambre des députés adopte le projet de loi de séparation des Églises et de l’État, par 341 voix contre 233.
Le 9 novembre 1905 débute la discussion au Sénat. Le texte est voté conforme par les sénateurs le 6 décembre 1905, par 181 voix contre 102.
Le 9 décembre 1905, la loi de Séparation est promulguée par le Président de la République Emile LOUBET.
La loi affirme la neutralité de l’État dans les questions religieuses. Elle met fin au régime des cultes reconnus et subventionnés par le budget de l’État. La liberté de conscience et la liberté collective de pratiquer une religion sans entraves sont garanties par la loi.
Elle s'applique aux quatre confessions alors représentées en France : le catholicisme, les protestants luthériens et les protestants calvinistes ainsi que les israélites.