Economie sociale et solidaire
Suite à la brillante conférence sur la stratégie économique de notre territoire, lors du Conseil communautaire du jeudi 4 février, et afin de l’améliorer encore, les membres de la commission économique de l’Agglo et son président devraient lire ou relire un ouvrage sur l’économie sociale et solidaire. Il est paru en janvier 2006, édité par Alternatives économiques et toujours d’actualité.
En effet, il ne faut pas réduire l’économie à deux secteurs : d'un côté, une économie marchande dominée par les entreprises de statut capitaliste ; de l'autre une économie publique où Etat et les collectivités locales offrent également des biens et des services. Cette image ne correspond pas à la réalité.
D’une part, au sein de l'économie marchande, de nombreuses entreprises poursuivent d'autres objectifs que d'enrichir des actionnaires. Elles font pénétrer du collectif, du « public» dans le «privé». D’autre part, l’économie non marchande ne se limite pas à l'Etat et aux collectivités locales.
De multiples structures issues de l'initiative citoyenne, prennent en charge des besoins que le marché ne satisfait pas ou mal. Elles introduisent ainsi du « privé dans le public ».
Les unes et les autres forment ce qu'on appelle l'économie sociale. Une économie ni capitaliste ni publique, fondée sur des principes démocratiques, qui pèse aujourd'hui plus de 10 % de l'emploi privé et produirait un pourcentage bien plus important de richesses si l'on mesurait la valeur de l'activité bénévole qui s'y déploie.
Notre capacité à développer l’économie sociale et solidaire, à appuyer l’ensemble des acteurs syndicaux et associatifs, à développer le dialogue social et civil sera un élément déterminant du changement d’image du territoire que chacun souhaite.