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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:07

Lors de son intervention, Nicolas Sarkozy n'a fixé ni cap ni horizon de sortie de crise. Il a ignoré les revendications exprimées dans les rues. Il aurait pu reconnaître qu'il doit changer de politique et au moins revenir sur le bouclier fiscal des riches pour l'emploi et le pouvoir d'achat des victimes de la crise.

 

Non, Tsarkosy a fait une seule proposition concrète : la suppression de la taxe professionnelle réclamée par le seul patronat. En effet, je n'ai pas vu le 29 janvier de banderoles, de panneaux, ni entendu de slogans concernant cette taxe. Cette mesure ne répond en rien aux inquiétudes des français, sur l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics.

 

La suppression de la TP, ce cadeau de plus au patronat, viendra inévitablement et gravement grever les budgets des familles car elle entrainera une hausse très importante des autres impôts locaux, que sont le foncier bâti et la taxe d'habitation. Alors que les entrepreneurs, ce qu'ils demandent, ce sont des aides bien ciblées, à l'embauche, davantage de services publics, des transports, des infrastructures, des crèches et des logements pour leurs salariés, ainsi que de la formation professionnelle, mais les patrons que Nicolas Sarkozy rencontrent, ne sont pas les mêmes que ceux que nous rencontrons dans nos territoires. Ce sont ceux du CAC 40, que Sarkozy critiquent, mais qui sont en réalité ses meilleurs amis.

La suppression de la Taxe Professionnelle ne créera aucun emploi, n'empêchera aucune délocalisation, mais au contraire détruira les services publics des collectivités territoriales, supprimera toutes les recettes des intercommunalités et donc, sera un frein au développement économique à moyen terme.

 

Ce plan est fait pour les patrons pas pour les chômeurs parce que l'aide à l'investissement et à la trésorerie ne suffira pas à créer beaucoup d'emplois. Pour l’emploi il faut deux conditions, d’une part, augmenter le pouvoir d'achat des plus modestes, c’est efficace, car ils dépensent vite ce qu'ils gagnent, et d’autre part, le développement de l'emploi dans l'économie sociale et solidaire [elle représente 10 % de l'emploi régional] pourrait créer 30 000 emplois en deux ou trois ans avec 500 ME, les emplois aidés dans les associations sont aussi les meilleurs atouts, alors qu'aujourd'hui on en supprime.

Mais de tout cela, il n'est malheureusement pas question dans cette relance qui n'est ni sociale ni écologique.

 

En effet, son plan de relance est aussi en parfaite contradiction avec le grenelle de l’environnement et les enjeux du développement durable. Aujourd’hui, un plan de relance doit aussi prendre en compte les dégâts du capitalisme sur l’environnement et sur le patrimoine écologique que nous transmettrons à nos enfants. Plus nous consommons d’énergie fossile et plus le PIB augmente. Il est donc indispensable de calculer autrement la richesse pour mieux évaluer les dommages ou les bénéfices de la production et pour agir correctement.

Ce plan ne soutient ni la consommation, ni le pouvoir d’achat, en plus il ne permet pas de soutenir l’activité immédiate  et  engager l’indispensable mutation de notre mode de développement.

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 00:13

Pour les dix ans de la loi de création des communautés, faisons les entrer dans le droit commun de la représentation démocratique.

Une pétition demande qu'enfin les conseils de communautés soient élues au Suffrage universel dès les prochaines municipales.
J'ai vu passer un entretien de Pierre Mauroy sur ce sujet, il y a peu sur la Voix du Nord, il ne disait pas autre chose... il est temps que ces institutions qui prennent une part prépondérante dans notre vie quotidienne et la construction de notre futur passent à l'âge adulte, à l’âge démocratique.

Pour signer, cliquer ici.

http://www.democratielocale.com/intercommunalite/



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Published by Dominique - dans Politique
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 21:04

Le 9ème Forum social mondial qui s’est déroulé du 27 janvier au 1er février dans la ville de Belém au Brésil, a été un formidable succès et un moment très important d'échanges sur les nouvelles formes d'action et d'innovations politiques. C'est le pendant altermondialiste du Forum économique mondial de Davos.

 

133000 participants venus des quatre coins du monde,  2.400 ateliers, séminaires, conférences, réunions et événements parmi lesquels le développement territorial, durable et solidaire a tenu une place de choix.

 

La dynamique entamée il y a neuf ans ne s'est pas essoufflée. Au contraire. La crise économique qui s'abat sur le monde est venue légitimer le grand rendez-vous altermondialiste et rappeler qu'un autre monde est non seulement possible mais surtout nécessaire. Il y a urgence.

 

La crise financière a largement dominé les débats au Forum social mondial. De nombreux intervenants ont essayé de dégager des solutions alternatives pour une plus grande régulation des échanges de capitaux.
La solution est simple: "Il faut exiger des multinationales qu'elles bouclent des comptes précis et transparents pour chaque pays dans lequel elles ont des filiales. Cela évitera de déplacer les bénéfices dans des paradis fiscaux". "Il s'agit aussi de renforcer le contrôle des instituts financiers et d'introduire une taxe internationale sur les transferts de capitaux. Le produit de cette taxe pourrait par exemple être utilisé pour atteindre les "objectifs du millénaire fixés par l'ONU".
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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 23:56

Encore une attaque contre le mouvement social et solidaire, cette fois opérée contre le budget du Planning familial ! 
Pour soutenir le Planning Familial, signez la pétition :

http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth

 



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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 21:58
Le Forum social mondial qui débute ce 27 janvier à Belém, au Brésil, intervient au moment où se produit la plus grave crise du capitalisme depuis quatre-vingts ans. Tous les événements qui se sont produits au cours des dernières années confirment totalement les analyses du mouvement altermondialiste.
La soumission de toutes les activités humaines à une logique financière, la concurrence exacerbée entre les travailleurs et les systèmes sociaux, la pression exercée dans les pays du Sud pour les intégrer de force dans le marché mondial, au mépris de leur souveraineté alimentaire, la confiscation des terres par des grands propriétaires, la dissémination des OGM sacrifiant l'autonomie des paysans et la biodiversité, ne pouvaient que provoquer crise sociale, crise alimentaire et crise écologique. Dans le même temps, la spéculation sur les marchés financiers atteignait de tels sommets qu'elle a dégénéré en crise financière monumentale. Selon les néolibéraux, le monde était promis à la félicité dès lors que le marché imposait sa loi. Le monde a récolté aggravation des inégalités, concentration de la richesse, épuisement des ressources, réchauffement climatique et conflits en tous genres. Depuis dix ans, sur tous les continents, le mouvement altermondialiste et les forums sociaux rassemblent toutes les forces qui luttent contre la domination de la finance et ses multiples dégâts. De très nombreuses propositions émergent de ces rencontres qui dessinent des voies alternatives au capitalisme financier. En particulier, la sauvegarde de tous les biens communs de l'humanité soustraits aux appétits privés, la mise sous contrôle public du crédit, la suppression des paradis fiscaux, l'annulation de la dette des pays du Sud, l'accès à la terre, la souveraineté alimentaire, le respect des droits humains et sociaux, la réponse à l'urgence climatique sont susceptibles de mieux répondre aux besoins humains que ceux qui prévalent au sein des enceintes du FMI, de la Banque mondiale, de l'OMC ou du G20. Retrouver la maîtrise collective de l'avenir de l'humanité, telle est la raison d'être des forums sociaux. Le FSM de Belém s'inscrit dans cette perspective et ouvrira vers des initiatives alternatives à la volonté des maîtres du monde qui ont fait plonger celui-ci dans une crise aussi globale que dangereuse.
Attac France, Montreuil, le 26 janvier 2009
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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 21:01

Je ne supporte plus l’analyse commune de la crise focalisée sur la crise financière. Il faut dire haut et fort que son origine c’est la crise sociale qui depuis 30 ans s’aggrave et que cette crise sociale et amplifiée par la crise énergétique, écologique... Tous les plans de relance depuis 30 ans ne sont que de simples pansements.

Il est urgent de penser sérieusement le changement. Nous avons besoin d’un « grand pacte social » qui s’appui sur un nouveau modèle de développement, économe en énergie, respectueux des territoires, réduisant les inégalités, rééquilibrant le rapport entre le capital et le travail, bref de commencer dès maintenant à bâtir une nouvelle société avec les militants, les associations, les citoyens qui s'engagent sur le terrain, qui résistent au profit capitaliste, qui inventent d'autres façons de poser les bonnes questions et d'autres façons de faire.

Merci, j’avais besoin de ce coup de gueule.

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 22:52
La France doit renoncer à son intégration dans le commandement militaire de l’OTAN. Elle doit rompre avec une politique aux visées dominatrices méprisant les droits des peuples. Elle doit refuser la vision dangereuse et manichéenne de la "guerre des civilisations" et toutes réponses militaires aux crises mondiales et régionales. Refusons la course aux armements.
N’acceptons pas que les dépenses militaires engloutissent l’argent nécessaire à la satisfaction des besoins vitaux de l’humanité ; d’autant plus que les gouvernements voudraient faire payer aux peuples les dégâts du libéralisme financier Pour construire un monde plus sûr et plus juste, nous voulons démilitariser et démocratiser les relations entre les peuples et établir de nouvelles formes de solidarité et de coopération.
En Afghanistan, le bilan de l’occupation militaire est dramatique. Les populations afghanes doivent retrouver les moyens de décider de leur avenir. Il est temps de mettre en œuvre une solution politique internationale fondée sur l’aide d’urgence et la reconstruction dans le respect des droits du peuple afghan, en particulier des droits des femmes. Nous demandons le retrait du dispositif militaire français des troupes de l’Otan.

Les idéaux de paix, de justice et de démocratie qui ont fondé l'Europe, sont nos horizons, ils sont les fondements de notre puissance et de notre rayonnement dans ce monde. C'est de cette force dont les Etats-Unis et le monde ont besoin.

A l’occasion du soixantième anniversaire de l’OTAN, une manifestation se déroulera à Strasbourg le 4 avril 2009 contre les politiques militaires et nucléaires agressives de l’OTAN et un contre-sommet affirmera qu’un monde de justice et de paix est possible.
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Urgence

   

Utopie ?

Le monde change. Le capitalisme national a laissé la place à un capitalisme financier et mondialisé qui pille nos ressources et met les personnes en concurrence. Il n'est pas régulé et il fait des ravages importants : au nord comme au sud, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres plus en plus pauvres. Ces inégalités sont de plus en plus insupportables.
Un monde en paix est un monde en équilibre. C'est un monde qui recherche l'égalité entre tous, entre les continents, entre les peuples. Un monde solidaire et vivable pour nos enfants.
Utopie ? non cette vision est partagé par des millions d'hommes et de femmes. Et c'est parce que je crois que nous pouvons construire ensemble un projet de développement durable humain pour toute la société que je suis libertaire, socialiste, écologiste et altermondialiste.

Victor HUGO

Vous voulez les misérables secourus,

nous voulons la misère supprimée.  

C génial

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Chaine d'union

A lire

L'ouvrage n'a rien d'une marche arrière marxiste, ou d'un plaidoyer écolo, c'est une analyse incisive et clairvoyante de nos dérives, et une proposition moderne, facile à lire, d'une nouvelle organisation du monde.
Il faut lire Kempf.