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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 21:12

Fronde2.jpgAlors que se tenait à Copenhague « le plus grand rendez-vous de l’histoire de l’humanité», comme l’a si bien dit Jean-Louis Borloo, il se termine par un échec politique historique. C’est une honte et une insulte à l’Humanité et en particulier aux plus pauvres. Cet échec est une offense au travail mené depuis 2 ans [sommet de Bali en 2007], à la mobilisation de la société civile, des autorités locales et des ONG, mais c’est une offense surtout, aux peuples du Sud qui subissent déjà dramatiquement les conséquences du dérèglement climatique. Radeau

Malgré quelques beaux discours, les dirigeants des pays riches, incapables de reconnaître leur dette écologique, n’ont pas pu conclure un accord qui mentionne des objectifs de réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre à court et long terme et qui définit un financement spécifique pour la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement. Ainsi Hillary Clinton a envoyé un message clair aux pays émergents : « Ce doit être un effort commun. Toutes les économies majeures, industrialisées ou en développement, doivent prendre des mesures robustes et transparentes pour réduire leurs émissions de carbone. Presque tout l'accroissement des émissions de gaz à effet de serre, au cours des deux prochaines décennies, proviendra du monde en développement, c'est un simple fait ». Même l’UE s’est rangée derrière la position des États-Unis. Le manque de courage et d'ambition, les égoïsmes et intérêts nationaux, les enjeux de court terme ont prévalu.

Le sommet de Copenhague pose aussi le problème de la gouvernance mondiale. Le climat est un enjeu politique planétaire. Il s’agit d’un bien public mondial indivisible. La maîtrise nationale du climat est impossible. L’échec de Copenhague c’est la primauté des affaires intérieures des grandes puissances sur les enjeux de l’Humanité et de la planète et des lobbies industriels du pétrole et du charbon. Nous avons besoin d’une gouvernance mondiale. Nombreux sont ceux qui plaident pour une Organisation Mondiale de l’Environnement sur le modèle de l’OMC en matière commerciale.

Un point positif de l’accord, c’est qu’il donne raison aux scientifiques du GIEC et aux ONG, qui fige à 2 degrés la hausse maximum des températures [ces 2° constitue le plus optimistes]. Un autre point positif c’est la mobilisation de millions de citoyens en amont de cette conférence et qui a fait  venir un nombre très important de chefs d'État.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une convergence entre les mouvements sociaux, écologistes et de solidarité internationale pour construire un nouvel espoir d’une société civile désormais sensibilisée, pour peser sur les élus et les gouvernements étatiques. La prochaine échéance : Mexico, fin 2010.

Rien ne serait pire qu’une démobilisation, puisque l’urgence est devenue.

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Published by D DELCROIX - dans International
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Urgence

   

Utopie ?

Le monde change. Le capitalisme national a laissé la place à un capitalisme financier et mondialisé qui pille nos ressources et met les personnes en concurrence. Il n'est pas régulé et il fait des ravages importants : au nord comme au sud, les riches deviennent de plus en plus riches et les pauvres plus en plus pauvres. Ces inégalités sont de plus en plus insupportables.
Un monde en paix est un monde en équilibre. C'est un monde qui recherche l'égalité entre tous, entre les continents, entre les peuples. Un monde solidaire et vivable pour nos enfants.
Utopie ? non cette vision est partagé par des millions d'hommes et de femmes. Et c'est parce que je crois que nous pouvons construire ensemble un projet de développement durable humain pour toute la société que je suis libertaire, socialiste, écologiste et altermondialiste.

Victor HUGO

Vous voulez les misérables secourus,

nous voulons la misère supprimée.  

C génial

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L'ouvrage n'a rien d'une marche arrière marxiste, ou d'un plaidoyer écolo, c'est une analyse incisive et clairvoyante de nos dérives, et une proposition moderne, facile à lire, d'une nouvelle organisation du monde.
Il faut lire Kempf.